LE REVE

Emblème fragile d'un rêve, illusion parfaite d'une réalité humaine, déclin d'un monde supposé, qui nous

éloigne sans cesse dans le silence, à travers des latitudes d'un temps passé. On a pourtant combattu cette injustice,  consacré des décrets à une certaine égalité, éloigné comme un crime les chartes de nos différences, et versé le sang de nos ancêtres, telles des fontaines de vie. Ces nouveaux textes ont changé leurs regards, nous ont offert des droits universels, ont changé nos existences en humain, et pourtant, dans un abandon général, nous n'avons pas retrouvé la liberté. Mes chers Martin, Gandhi, vous avez lutté de force théorique les droits des hommes, vous avez su donner du corps, de l'esprit, à des ouvres qui ont porté de faibles fruits. Vos cortèges pacifistes ont parcouru plus de chemins que l'envie qui respirait en vous, les différences dévoilées, restent gravées comme un amer refrain, et vos discours, tels des symboles d'une guerre épuisée. Les enfants de la misère ont conquis les armes, font fredonner dans les campagnes, les mélodies harmonieuses des canons, et abreuvent les terres délicates, d'un sang maudit, souillé par les discours du racisme. Gandhi, toi le soldat de la paix, soutiens nos esprits avec la sérénité de ta tolérance, enseigne aux enfants du dénuement, la longue marche jusqu'à la liberté. Oh Martin, te souviens-tu de ce rêve, celui où tes enfants ne seraient plus jugés sur la couleur de leur peau, mais sur leurs capacités, ami de compassion, porte aux hommes comme une lueur divine, la douceur d'une sincère liberté. Frères de batailles, la lutte entreprise n'est pas celle que vous implorez, ce n'est pas en faisant chanter les armes que les hommes discernent, et le massacre de quelques gredins, n'aura la décence pour faire naître, l'essence d'un véritable sourire. Ne vous leurrez pas, le chemin pour instruire, que tous les hommes sont égaux, est bien plus loin que le mensonge d'une ségrégation probante, et sa valeur, est à la hausse d'un monde en larmes. Lorsque dans le miroir, nous recherchons la sortie de nos routes ténébreuses, gardons sur le cour les chemins, de ce rêve, et du soldat de la paix.

 

Dieu tout puissant créa la terre

avec l'être humain doté d'une intelligence comparée aux autres être aivant.

Car grâce à cette intelligence il peut faire la différence entre le bien et le mal qui sont la base de la vie sur terre. Et en fonction de cela nous choisissons notre destinée. Parce que chacun de nous a un ou plusieurs rêves : l'un veux devenir médecin pour soigner les malades l'autre veux devenir professeur afin de former une génération bien instruite et l'autre veut s'engager à l'armée pour défende sa patrie etc..Mais il y aune chose qu'on peut constater ; C'est tous ces gent ne pensent pas qu'a eux mais il se donnent à fond pour l'unique raison : DEVLOPER LE MONDE. Ce monde ou nous vivons tous ensemble,ce monde qui n'arrête pas de se dégrader jour après jours suite à ces événements qui touchent chaque pays de ce monde :La guerre  en Irak qui n'arrête pas de causer des massacre,l'attentat du 11 Septembre 2001 au World Trad Center, l'attentat qu'a causé les kamikazes en Tchétchénie engendrant la mort de plusieurs enfants et la guerre en Palestine .Tous ces gens ne méritent pas d'endurer une telle souffrance parce que chacun de nous a le droit de vivre une vie tout à fait normale. Parce que toutes ces victimes ne méritent pas de vivre terrorisées. Car Dieux a crée Adam et Eve les premiers hommes façonnées par lui,les parents de toute l'humanité .Or nous sommes tous des frères quelque soit la couleur de notre peau,notre religions ou bien notre longue .Personne ne doit détester l'autre parce qu'il est noir parce que ce n'est lui qui a choisit cette couleur, mais c'est dieux qui l'a choisit ainsi,ou parce que c'est un juif à cause des victimes Palistiniènne ou bien parce que c'est un musulman  suite à tous les attentas effectués par les terroristes musulman .Car on ne juge pas les personnes par leur antécédent mais par leur comportements envers les autre. Chacun de nous doit accepter l'autre tel qu'il est et c'est pour ça qu'il ne doit pas y avoir de guerre dans le monde .Et  le souhait de chaque personne c'est qu'un jour ,tous les pays qui sont en guerre puissent vivre en paix et en liberté s'unissant pour faire fasse aux problèmes de famine ,arrivent à trouver les remèdes de toutes ces maladies dangereuses, puisses arrêter tous ceux qui font semer la zizanie entre les nations et tous ceux qui tue des centaines de personnes par jour  ET QUE JUSTICE SOIT FAITE !

La Paix est à l'image d'un cadeau fait à un enfant, souvent il l'abîme et parfois le casse. Mais heureux le jour ou l'enfant deviendra homme,

et prendra conscience de l'importance du cadeau.

L'homme, le plus puissant qu'il soit, n'est jamais qu'un enfant capricieux tant qu'il n'a pas apprit...

à respecter la vie.

 Egalité

 n. f. Principe qui reconnaît à tous les individus la dignité d'être humain sans annuler leur singularité ; au plan juridique et politique, principe selon lequel tous les individus jouissent des mêmes droits et sont soumis aux mêmes devoirs.

Elle est la condition pour que les hommes réalisent pleinement leur individualité. Le problème de l'égalité est posé à la réflexion dès le moment où des sociétés établissent des règles visant à organiser les rapports des citoyens entre eux et avec le pouvoir de décision.

Dans la Grèce classique, il semble que la première forme d'égalité définie soit l'isonomie, l'égalité devant la loi. Cette égalité juridique coexiste avec l'inégalité matérielle (différences de fortune, d'éducation, de talent...) et avec l'inégalité politique : dans la plupart des cités, les charges politiques importantes sont réservées aux membres des familles les plus puissantes. Le régime d'Athènes est dit démocratique parce que la Constitution comporte des dispositions visant à rendre ces charges accessibles à tous les citoyens, quelle que soit leur origine, mais subsiste l'inégalité foncière et " naturelle " entre les citoyens et les esclaves.

La question de l'égalité se trouve à nouveau posée à partir du XVIe siècle, quand on s'interroge sur la possibilité d'une organisation sociale légitime, que tous pourraient et devraient accepter puisqu'elle serait fondée tout ensemble sur la raison et sur la nature humaine. Dans l'esprit des théoriciens politiques, cette question est en réalité secondaire par rapport à celle de la liberté, conçue non métaphysiquement comme libre arbitre, mais pratiquement comme capacité d'agir. Il s'agit en effet d'opposer au donné historique, caractérisé par la tyrannie, l'arbitraire et la violence, un modèle susceptible de permettre à chacun de réaliser sa volonté sans nuire à la collectivité, d'assurer la paix civile et d'engendrer le progrès matériel et moral. John Locke affirme ainsi en 1690 que, selon le droit inscrit dans la nature, les hommes sont libres de disposer d'eux-mêmes et de leur activité et que, par conséquent, ils sont égaux, nul n'ayant le droit  d' empiéter sur la liberté d'autrui. Dans une telle perspective, et toujours en vertu du droit naturel, il en vient à la conclusion que le gouvernement doit être constitué à partir de l'association des propriétaires (ceux qui, disposant d'une terre, d'un capital, ouvrent pour le progrès) : le principe de la liberté engendre ici l'inégalité matérielle. Que reste-t-il, dans ces conditions, de l'égalité juridique et de l'égalitépolitique ?

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, puis celle de 1793 posent que " les hommes naissent libres et égaux en droits ". Afin de permettre l'instauration d'un régime censitaire, la Déclaration de 1795 élimine cette phrase de l'article premier. Les luttes du mouvement ouvrier depuis le XIXé siècle et celles, plus récentes, des femmes visent à faire disparaître des inégalités prétendument fondées sur la nature ou qui ne résultent que d'une tradition d'injustice.

Justice

n. f. Au sens abstrait, exacte répartition des droits et devoirs de chacun dans la société, et aspiration vers un système de rapports harmonieux conçu pour satisfaire l'équité ; au sens organique, ensemble des juridictions d'un pays, chargées de trancher les litiges de tous ordres.

La justice est distributive lorsqu'elle répartit entre les hommes les biens, les droits, devoirs et honneurs, en fonction de la valeur et du rôle des individus. Elle est commutative lorsque sa finalité est d'établir l'égalité économique. Les buts de la justice varient suivant la fonction qu'on lui assigne. Des philosophes ont nié son efficacité en déclarant qu'elle n'est pas de ce monde. Confucius la situe au-dessus de tout. Suivant Lope de Vega, pour mériter ce nom, la justice doit être bien réglée ; elle tend à assurer l'ordre social et à imposer un état de droit.

 Le pouvoir de rendre la justice est un attribut régalien, exercé autrefois par le souverain, directement ou par délégation. La justice est aujourd'hui rendue par un ensemble de juridictions qui constitue le pouvoir judiciaire. Dans L'Esprit des lois,  Montesquieu distingue ce pouvoir des pouvoirs législatif et exécutif ; le principe célèbre de la séparation des pouvoirs qu'il préconise est devenu aujourd'hui, sous une forme atténuée, la règle de séparation des autorités administratives et judiciaires.

 Toutefois, les rapports entre les pouvoirs évoluent suivant les règles constitutionnelles. La Constitution française de 1958 assure la prééminence du pouvoir exécutif, au détriment du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire.

 Cependant, le principe de l'indépendance de la magistrature est encore consacré. Les magistrats du siège, encore appelés magistrature assise, qui rendent effectivement la justice, sont inamovibles. Il s'agit de juges et de présidents des tribunaux d'instance, de grande instance, des cours d'appel et de la Cour de cassation. Les magistrats du parquet (procureurs, substituts, avocats généraux), en revanche, dépendent du gouvernement, qui peut leur imposer des conclusions écrites.

L'indépendance des juges est assurée par le Conseil supérieur de la magistrature : présidé par le président de la République ou par le ministre de la Justice (garde des Sceaux en France), il se compose, outre ceux-ci, de neuf membres désignés ou choisis sur une liste par le président. Le Conseil émet des avis et propositions pour la nomination des magistrats du siège ; il constitue leur conseil de discipline sous la présidence du premier président de la Cour de cassation. Les magistrats sont essentiellement recrutés parmi les auditeurs de justice, après un concours qui donne accès à l'école de la magistrature. Un recrutement complémentaire est opéré parmi les auxiliaires de justice, les fonctionnaires ou les universitaires.

La justice est rendue par deux sortes de juridictions : les tribunaux judiciaires et les juridictions administratives. Pour l'un et l'autre de ces ordres, un grand principe procédural, la règle du double degré de juridiction, renforce les garanties du justiciable. À l'exception de quelques litiges mineurs, le procès peut donc, par le mécanisme d'appel, être jugé deux fois par des magistrats différents. En outre, il peut faire l'objet d'un contrôle sur l'application de la règle de droit devant la Cour de cassation.

 

Liberté

 n. f. Capacité d'accomplir un acte qui brise - ou semble briser - l'enchaînement de la causalité et ne dépend de rien sinon de celui qui l'accomplit.

Si l'on considère l'histoire de la pensée philosophique, il semble qu'il faille distinguer, à propos de cette question de la liberté - dont les enjeux sont d'une extrême importance -, deux types de problèmes. Ceux qui portent sur la réalité même de la liberté et, en particulier, sur la valeur du " sentiment vif interne " (pour parler comme Bossuet) que l'homme a de son libre arbitre ; est-il ou non illusoire ? Ceux qui, tenant cette interrogation pour superflue, concernent le contenu de la liberté et font s'interroger sur les moyens de vivre et d'agir librement. Donc, une problématique métaphysique et une problématique éthique et politique.

 La théologie

 La problématique métaphysique s'enracine incontestablement dans la théologie. Pour en comprendre le développement, il faut préciser d'abord que l' hypothèse de la liberté humaine n'admet point de degrés. Si la liberté est le libre arbitre, c'est-à-dire la possibilité de choisir absolument, en dehors de toute détermination, alors elle existe ou n'existe pas. On ne saurait être plus ou moins libre, puisqu'il s'agit d'une capacité qu'on possède ou qu'on ne possède pas, la question de l'usage réel qu'on peut en faire appartenant à un autre registre. Il importe de souligner, en second lieu, qu'elle s'inscrit historiquement dans l'optique définie par les Pères de l'Église chrétiens et les docteurs de la Loi musulmans, selon laquelle l'homme est conçu comme une créature - la créature privilégiée - d'un Dieu personnel, tout-puissant, infiniment parfait et bon. Dès lors, spécialement chez les chrétiens et dans la théologie qu'ils élaborent afin de convertir les païens et les hérétiques, le problème de la liberté humaine est celui de sa relation avec l'omnipotence et l'infinie bonté du Créateur. Ainsi, il est écrit dans la Bible que Dieu a créé Adam libre et responsable : sollicité par le démon, il aurait pu refuser le péché mais, ayant mésusé de son libre arbitre, il porte définitivement la marque de cette rupture qui, désormais, oblitère la nature de l'homme. Or comment comprendre que Dieu, qui connaît tous les événements d'un seul regard, ait pu créer Adam libre, alors qu'il savait qu'il ferait mauvais usage de cette capacité et qu'il en résulterait pour lui, et ses descendants, la souffrance, l'erreur et la faute ? Cela ne contredit-il pas sa bonté ? Est-il concevable qu'il ait pu tendre un piège à la créature qui devait, par son amour, chanter les louanges de la Création et du Créateur ? Pour dépasser ce paradoxe, la théologie construit un raisonnement d'une grande subtilité dont les conséquences vont bien au-delà de la pensée religieuse : la faute délibérée d'Adam, sa liberté et sa responsabilité, qui demeurent, constituent l'arrière-fond à partir duquel il convient de comprendre l'alliance de Dieu avec le peuple hébreu et la venue du Messie sur la Terre, son divin sacrifice, et la fondation de l'Église. Désormais, assisté de la grâce divine et aidé par les ministres de son Église, l'homme poursuit son combat pour la Rédemption, c'est-à-dire pour son retour en Dieu et pour la glorification de la Création.

Pour saisir l'essence de son libre arbitre et de sa responsabilité, c'est cette totalité ouverte que le chrétien doit considérer. Comme le dira Nicolas Malebranche au XVIIe siècle, le monde " historique " - avec la Faute, l'Alliance, la Passion du Christ, l'Église et l'homme souffrant, pécheur et méritant - vaut mieux qu'un univers qui renverrait passivement à Dieu l'image de sa plénitude.

 Paix

 n. f. Absence d'hostilités plus ou moins ouvertes entre plusieurs entités politiques

 Antithèse de la guerre et inséparable d'elle, la paix représente un état des relations internationales : de même que l'on peut dénombrer les conflits, il est possible de délimiter les zones de paix civile ou interétatique. La paix comme état plus ou moins instable des relations internationales doit cependant être distinguée de la paix comme finalité politique universelle.

 La paix constatée

 La réflexion sur le thème de la paix et de la guerre commence par s'intéresser à la genèse de l'État en tant que condition de la paix civile. Celle-ci est pensée comme la finalité première de la construction politique et la justification principale de l'existence de l'État. Dans l'état de nature, c'est-à-dire en l'absence de structures étatiques, les individus sont nécessairement portés (ne serait-ce que par prudence) à se combattre les uns les autres. Ils ne peuvent mettre un terme à cette guerre de tous contre tous qu'en renonçant en commun à une partie de leurs pouvoirs ou libertés au profit d'une structure supérieure, l'État, qui jouit, de ce fait, du monopole de la violence légitime.

Se fondant sur cet héritage philosophique (Thomas Hobbes, en particulier, est souvent mis à contribution), la conception dite " réaliste " des relations internationales part de la constatation suivante : il n'existe pas d'autorité centrale, à la fois toute-puissante et légitime, au-dessus des États, acteurs principaux des relations internationales. Au sein d'un monde anarchique, ceux-ci ne peuvent donc compter que sur eux-mêmes pour assurer leur sécurité, ce qui implique la maximisation des avantages acquis ou, à tout le moins, la prise en compte du pire, c'est-à-dire la minimisation des risques. Paix et guerre sont alors les deux extrêmes d'un même continuum, puisque ces deux formes procèdent des calculs opérés par ces " joueurs " rationnels que sont les États ; ainsi opèrent les grandes puissances à l'échelle du monde.

Dès lors, la paix parfaite n'existe pas plus que la guerre absolue. De même que la montée aux extrêmes de la violence au sein d'un conflit donné est toujours, selon Karl von Clausewitz, limitée parles enjeux et l'ensemble des conditions sociales et culturelles, la paix, si harmonieuse soit-elle, est toujours une paix armée, dont la solidité tient pour une part au fait que les États sont perpétuellement sur le qui-vive. La version la plus pessimiste de cette approche ne voit donc dans une période de paix que la préparation des guerres à venir, et encore ces moments de stabilité n'excluent-ils absolument pas le désordre périphérique, c'est-à-dire des conflits n'incluant pas directement des grandes puissances.

 Dans un tel cadre, les coexistences pacifiques sont le résultat d'un rapport de forces stable, c'est-à-dire quelque peu durable. En simplifiant les réflexions de Raymond Aron, on peut distinguer deux types de paix : la paix d'équilibre et la paix hégémonique.

 Paix d'équilibre

 La paix par l'équilibre des puissances renvoie à des situations très différentes les unes des autres, qui ont pour point commun que les grandes puissances n'estiment pas souhaitable ou pas réalisable un changement brutal du rapport de forces, c'est-à-dire une guerre. Il peut tout d'abord s'agir d'un équilibre réel des forces, tel qu'aucun des États ne puisse espérer le modifier seul. Cas plus fréquent, les puissances potentiellement hégémoniques peuvent être équilibrées par l'alliance d'États individuellement moins puissants. L'Empire germanique au XVIe siècle, puis la France à partir des traités de Westphalie (1648) et jusqu'à Napoléon ont été ainsi traversés par des ligues et des coalitions diverses. Ce système, cependant, n'a pas empêché les guerres ; tout au plus en a-t-il limité quelque peu la fréquence. En outre, et à proportion qu'il fonctionnait bien par rapport à la menace principale, il a éprouvé les plus grandes difficultés à intégrer des puissances nouvelles comme la Prusse durant le XVIIIe siècle.

 À côté de cet équilibrage permanent et subtil, dont chaque dysfonctionnement se traduit par une guerre, il existe encore les équilibres rigides qui sont ceux des grandes alliances antagonistes, ou blocs. La rigidité qu'ils introduisent restreint la fréquence des guerres, tout en accroissant l'intensité et l'étendue de celles-ci :

Ainsi en a-t-il été de la Première Guerre mondiale et de ses origines. L'ère nucléaire représente un autre cas de figure. La menace nucléaire, sans commune mesure avec les enjeux qui l'induisent, a conféré à la dissuasion une dimension qu'elle n'avait jamais atteinte auparavant, et la guerre froide a été l'autre nom d'une paix surarmée et extrêmement tendue, reposant sur la possibilité de destruction mutuelle assurée. Cet équilibre de la terreur n'a pas empêché les conflits locaux, la course aux armements ou la compétition technologique et idéologique ; en revanche, les deux superpuissances (États-Unis et URSS) ne se sont pas directement affrontées.

 Paix hégémonique

 La paix hégémonique représente une situation à la fois plus simple et beaucoup plus rare : un seul ensemble est suffisamment puissant pour dissuader d'emblée, chez ses voisins ou satellites, toute velléité d'opposition armée. Dans l'histoire de l'Occident, seul l'Empire romain est véritablement parvenu pendant une certaine période à étendre et à préserver cette paix impériale, la pax romana. On a pu aussi évoquer à l'égard des deux continents américains la pax americana, qui en est l'équivalent moderne. La disparition de l'URSS faisant des États-Unis la seule puissance globale, on s'interroge sur la capacité de ces derniers à instaurer une paix mondiale par la seule vertu de leur supériorité. Outre que la disproportion entre l'Amérique du Nord et le reste du monde n'est pas telle qu'elle puisse autoriser ce type de transposition, il faut encore remarquer que la paix impériale suppose la mise en place d'un certain ordre politique partout où elle règne : c'était bien le sens de la pax romana. On voit réapparaître ainsi la référence à l'ordre interne ; la paix complète avec, pour origine, le seul rapport de forces suppose en réalité l'extinction ou la mise en sommeil de toutes les entités politiques extérieures à l'empire.

 La conception réaliste constate ainsi l'émergence de périodes ou de zones de paix déterminées par un certain rapport de forces. À proprement parler, elle ne peut rien proposer en la matière, sauf à renier ses propres axiomes. Or, et outre les errances toujours possibles de la diplomatie, les modifications du rapport de forces ou les dysfonctionnements du système sont autant d'occasions de conflits. Dans cette perspective, la paix n'est donc jamais acquise.

 La paix comme objectif et comme idéal

 Si le rejet massif et sans équivoque de la guerre comme moyen de régler les différends entre États constitue un phénomène relativement moderne, la recherche de la paix s'appuie, quant à elle, sur une longue tradition religieuse et philosophique qui remonte au Moyen Âge. De saint Augustin à Jeremy Bentham en passant par Grotius, William Penn, Rousseau et Kant, on a cherché à délimiter l'espace légitime de la guerre jusqu'à le faire complètement disparaître. De Grotius à Kant, on passe ainsi d'une définition de la " guerre juste " à un " projet de paix perpétuelle ", autrement dit de l'amélioration de l'ordre existant à l'instauration d'un nouvel ordre. En cela héritiers de l'humanisme chrétien et démocratique, le libéralisme et le socialisme ont tous deux caractérisé la guerre comme une imperfection du monde ancien qu'ils visaient à transformer : néfaste au commerce pour le libéralisme, la guerre résulte de l'ultime évolution du capitalisme, pour le socialisme ; historiquement, la liaison entre un certain type de société et sa propension à faire la guerre ne va cependant pas

de soi.

 Ces conceptions irénistes (du grec Eirênikos, " pacifique ") se décomposent donc en deux tendances : celles qui tendent à la limitation de la guerre, et celles qui visent à sa disparition. Elles ont en commun, à divers degrés, un indéniable volontarisme : la paix est un but à la fois désirable et réalisable.

 La limitation de la guerre

 De la " paix de Dieu " caractéristique du Moyen Âge jusqu'à l'élaboration du droit international moderne, on a cherché à limiter tant les motifs que l'intensité des guerres. Le neutralisme constitue une première réponse possible, plus particulièrement appliquée par des petites ou moyennes puissances, entourées d'alliances antagonistes (par rapport à la rivalité Est-Ouest, le mouvement des non- alignés a été une tentative en ce sens). Plus ambitieuse, la notion de sécurité collective s'appuie sur la limitation et la prévention des conflits par la reconnaissance de règles de droit et par le contrôle des armements.

 Le droit international.

 Dépendant de la volonté des États, le droit international n'a de caractère contraignant que dans la mesure où il place ceux-ci devant leurs propres engagements. Chaque État, en effet, a intérêt à ce que les normes qu'il perçoit comme lui étant favorables soient respectées, ce qui l'oblige à négocier des compromis avec d'autres états ayant des intérêts différents. Si tous trichent, chacun est donc perdant, puisque aucun engagement n'a plus de valeur. Le droit international est ainsi une technique de formalisation des volontés souveraines, qui favorise la stabilité et la prévisibilité des relations entre États. Son caractère public et formel le distingue de la diplomatie, par nécessité secrète, et longtemps perçue comme source majeure de guerres. Le droit international constitue ainsi le fondement naturel des systèmes de sécurité collective. Si les conflits trouvent leur origine dans le besoin de sécurité des États, la promotion de la paix passe alors par une augmentation de la sécurité de chacun, qui préserve également l'indépendance de tous. Faisant de la paix à la fois un intérêt suprême et une valeur commune, les systèmes de sécurité collective reposent, d'une part, sur des règles légales et universelles, d'autre part sur la volonté de la communauté internationale d'opposer d'emblée à toute agression les moyens de tous les membres, mesure dissuasive, garantie a priori par les engagements des États.

 Organisations supranationales

 La première tentative concrète est élaborée au lendemain de la Première Guerre mondiale. Reposant sur l'énonciation de principes généraux et sur la bonne volonté de ses membres, dépourvue de tous moyens de coercition autres qu'économiques, la SDN (Société des Nations) se révèle presque totalement impuissante pendant l'entre-deux-guerres. Semblablement, la rivalité Est-Ouest rend largement inopérante l'ONU (Organisation des Nations unies), instaurée en 1945 ; il convient toutefois d'ajouter que la charte des Nations unies fait une plus large place au réalisme politique, en ce sens qu'elle prend en compte les intérêts des grandes puissances, qui jouissent de prérogatives spéciales du fait de leur appartenance au Conseil de sécurité, et prévoit en même temps des mesures de coercition pouvant aller jusqu'à la guerre (chapitre VII de la charte ; exemples des guerres de Corée et du Golfe). En outre, l'ONU a organisé et organise de plus en plus d' opérations de maintien de la paix, qui procèdent à la fois du droit humanitaire et du règlement pacifique des différends.

 Conventions internationales

 Si ces tentatives générales d'instauration de la paix se soldent par des échecs , le droit international a également tenté de limiter les formes et l'intensité des conflits, en protégeant les populations civiles (le droit des gens remonte au XVIIe siècle) ou encore les prisonniers de guerre. Des conventions de La Haye en 1899 et

1907, jusqu'à la dernière convention de Genève de 1949, les contraintes acceptées par les États vont d'ailleurs en augmentant.

 Limitation des armements

 L'effort le plus notable et le plus constant concerne la limitation des armements. Les courses aux armements entre États sont perçues comme la cause principale de guerre, et non comme le symptôme d'un différend (comme le voudrait la tradition réaliste). De l'interdiction par l'Église de l'usage de l'arbalète entre chrétiens jusqu'aux traités soviéto-américains (SALT, Strategic Arms Limitation Talks, 1969-1979 ; START, Strategic Arms Reduction Talks, 1982-1993, etc.), le désarmement peut être tant quantitatif que qualitatif (spécifique à un type d'armes particulièrement dévastateur ou inhumain), tant général que régional. En réalité, la limitation des armements (arms control dans la tradition anglo-saxonne) se veut une conception progressive et pragmatique, qui préfère favoriser la stabilité et la confiance entre États par le truchement de mesures concrètes plutôt que de demander un désarmement général perçu comme irréaliste. Les mouvements pour la paix se sont pourtant engagés dans cette voie radicale.

 L'abolition de la guerre

 Porté à la fois par les grandes religions et par de nombreux mouvements militants, le plus souvent de gauche et écologistes, le thème de l'abolition de la guerre a rencontré un succès grandissant depuis la fin des années 1960. À l'objection de conscience, attitude individuelle, répond le pacifisme au niveau collectif. Sont à la fois préconisés un véritable désarmement, une transformation des perceptions communes aux États et une prise de conscience de la part des opinions publiques. La menace ultime qu'ont représentée les armes nucléaires pendant la guerre froide a suscité l'émergence de mouvements de protestation, soit limités à la communauté scientifique et intellectuelle, comme le Mouvement de la paix et le mouvement Pugwash, soit étendus dans certains pays à de larges fractions de la population, au sein des mouvements pacifistes, écologistes et antinucléaires, à l'instar des Verts (écologistes et extrême gauche) allemands. Ces tendances se sont cristallisées à l'occasion de la crise des euromissiles, qui a secoué l'Alliance atlantique au début des années 1980. Aujourd'hui, le désarmement complet, dans le domaine du nucléaire tout spécialement, est soutenu par de nombreuses ONG (organisations non gouvernementales), comme Greenpeace, exerçant une pression croissante sur les gouvernements des puissances nucléaires, anglo-saxonnes en particulier.

 Dans la même perspective, il s'agit encore de transformer les perceptions des gouvernements et des administrations, en sorte qu'ils abordent les rapports internationaux de façon coopérative.

Conçue à l'origine afin de permettre un rapprochement franco-allemand, l'Union européenne constitue l'exemple le plus achevé et le plus souvent cité de ce travail culturel ; l'approche graduelle a ainsi permis de dépasser les idées préconçues et les suspicions mutuelles.

 Si la disparition de l'antagonisme Est-Ouest a semblé un instant présager une nouvelle ère de paix générale, elle s'est accompagnée dans les faits d'une multitude de crises régionales ou locales, de l'Afrique aux Balkans  Dans le cadre de cette " paix désordonnée", les notions de sécurité, de désordre et de stabilité semblent prendre respectivement le pas sur celles de défense, de guerre et de paix. Alors que les capacités d'action des États semblent diminuer au profit de nouveaux acteurs (entreprises, ONG, réseaux et simples individus), l'attention se porte davantage sur des menaces intérieures et extérieures, comme la drogue ou le terrorisme. Le moment est donc venu, pour certains, d'en finir avec les politiques de puissance et de dépasser définitivement l'âge des États et des guerres.

 Si les perspectives de paix entre les grandes puissances se présentent, semble-t-il, sous un jour favorable dans le contexte de l'après-guerre froide, la violence qui sévit à l'intérieur des sociétés développées et plus encore sur leur pourtour géographique laisse à penser que l'instauration d'un ordre stable et pacifique constitue toujours un idéal lointain. Reste à savoir si ce processus de réduction de la violence est appelé à se poursuivre, ou si ce n'est pas précisément la disparition des grandes guerres qui entraîne presque mécaniquement le déplacement et la dissémination de la violence. Le pacifisme conserve donc toutes ses raisons d'être.

 Tolérance

 n. f. Attitude morale et politique qui consiste à accepter l'expression de toutes les convictions pour autant qu'elles ne cherchent pas à s'imposer par la violence.

 La tolérance (du latin tolerantia, " capacité à supporter ") repose sur le principe de l'égale dignité des convictions et implique la liberté d'expression.

 Cette notion s'est imposée à la fin du XVIIe siècle et au cours du XVIIIe siècle, alors que les protestants subissaient, depuis la révocation de l'édit de nantes (1685), une répression religieuse. En

Angleterre, John Locke compose un Essai sur la tolérance (1666) dans lequel il déclare que la tolérance est un devoir politique pour les gouvernants (l'essai sera complété par les trois Lettres sur la tolérance, écrites de 1689 à 1692). En France, Pierre Bayle soutient dans son Dictionnaire historique et critique (1695-1697) une conception rationaliste de la religion, critique l'autorité et légitime la liberté de pensée, alors que Voltaire

dénonce toutes les formes de superstition dans le Traité sur la tolérance (1763).

 Si la tolérance apparaît comme une condition de la libre discussion, elle ne saurait être érigée en principe absolu, dans la mesure où elle ne permet pas de condamner l'intolérable, comme le racisme, par exemple. La tolérance doit donc être soumise au devoir de vérité, sous peine de devenir le droit de penser et de dire n'importe quoi.

 Les principaux protagonistes pour la paix, liberté et fraternité :  

Emblème fragile d'un rêve, illusion parfaite d'une réalité humaine, déclin d'un monde supposé, qui nous éloigne sans cesse dans le silence, à travers des latitudes d'un temps passé. On a pourtant combattu cette injustice, consacré des décrets à une certaine égalité, éloigné comme un crime les chartes de nos différences, et versé le sang de nos ancêtres, telles des fontaines de vie. Ces nouveaux textes ont changé leurs regards, nous ont offert des droits universels, ont changé nos existences en humain, et pourtant, dans un abandon général, nous n'avons pas retrouvé la liberté. Mes chers Martin, Gandhi, vous avez lutté de force théorique les droits des hommes, vous avez su donner du corps, de l'esprit, à des ouvres qui ont porté de faibles fruits. Vos cortèges pacifistes ont parcouru plus de chemins que l'envie qui respirait en vous, les différences dévoilées, restent gravées comme un amer refrain, et vos discours, tels des symboles d'une guerre épuisée. Les enfants de la misère ont conquis les armes, font fredonner dans les campagnes, les mélodies harmonieuses des canons, et abreuvent les terres délicates, d'un sang maudit, souillé par les discours du racisme. Gandhi, toi le soldat de la paix, soutiens nos esprits avec la sérénité de ta tolérance, enseigne aux enfants du dénuement, la longue marche jusqu'à la liberté. Oh Martin, te souviens-tu de ce rêve, celui où tes enfants ne seraient plus jugés sur la couleur de leur peau, mais sur leurs capacités, ami de compassion, porte aux hommes comme une lueur divine, la douceur d'une sincère liberté. Frères de batailles, la lutte entreprise n'est pas celle que vous implorez, ce n'est pas en faisant chanter les armes que les hommes discernent, et le massacre de quelques gredins, n'aura la décence pour faire naître, l'essence d'un véritable sourire. Ne vous leurrez pas, le chemin pour instruire, que tous les hommes sont égaux, est bien plus loin que le mensonge d'une ségrégation probante, et sa valeur, est à la hausse d'un monde en larmes. Lorsque dans le miroir, nous recherchons la sortie de nos routes ténébreuses, gardons sur le cour les chemins, de ce rêve, et du soldat de la paix.

 Émile Zola

PRÉSENTATION   Zola, Émile (1840-1902), écrivain français, fondateur du naturalisme en littérature, dont l'ouvre principale, vaste fresque en vingt volumes, raconte l'«histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second Empire».

 Lettre à la Jeunesse

Par  Emile Zola

 - Où allez-vous, jeunes gens, où allez-vous, étudiants, qui courez en bandes par les rues, manifestant au nom de vos colères et de vos enthousiasmes, éprouvant

l'impérieux besoin de jeter publiquement le cri de vos consciences indignées ?

 

Allez-vous protester contre quelque abus du pouvoir, a-t-on offensé le besoin de vérité et d'équité, brûlant encore dans vos âmes neuves, ignorantes des

accommodements politiques et des lâchetés quotidiennes de la vie ?

 

Allez-vous redresser un tort social, mettre la protestation de votre vibrante jeunesse dans la balance inégale, où sont si faussement pesés le sort des heureux et celui des déshérités de ce monde ?

 

Allez-vous, pour affirmer la tolérance, l'indépendance de la raison humaine, siffler quelque sectaire de l'intelligence, à la cervelle étroite, qui aura voulu ramener vos esprits libérés à l'erreur ancienne, en proclamant la banqueroute de la science ?

 

Allez-vous crier, sous la fenêtre de quelque personnage fuyant et hypocrite, votre foi invincible en l'avenir, en ce siècle prochain que vous apportez et qui doit réaliser la paix du monde, au nom de la justice et de l'amour ?

 

- Non, non ! Nous allons huer un homme, un vieillard, qui, après une longue vie de travail et de loyauté, s'est imaginé qu'il pouvait impunément soutenir une cause généreuse, vouloir que la lumière se fasse et qu'une erreur soit réparée, pour l'honneur même de la patrie française !

 

**

 

Ah, quand j'étais jeune moi-même, je l'ai vu, le Quartier latin, tout frémissant des fières passions de la jeunesse, l'amour de la liberté, la haine de la force brutale, qui écrase les cerveaux et comprime les âmes. Je l'ai vu, sous l'Empire, faisant son oeuvre brave d'opposition, injuste même parfois, mais toujours dans un excès de libre émancipation humaine. Il sifflait les auteurs agréables aux Tuileries, il malmenait les professeurs dont l'enseignement lui semblait louche, il se levait contre quiconque se montrait pour les ténèbres et pour la tyrannie. En lui brûlait le foyer sacré de la belle folie des vingt ans, lorsque toutes les espérances sont des réalités, et que demain apparaît comme le sûr triomphe de la Cité parfaite.

 

Et, si l'on remontait plus haut, dans cette histoire des passions nobles, qui ont soulevé la jeunesse des écoles, toujours on la verrait s'indigner sous l'injustice, frémir et se lever pour les humbles, les abandonnés, les persécutés, contre les féroces et les puissants. Elle a manifesté en faveur des peuples opprimés, elle a été pour la Pologne, pour la Grèce, elle a pris la défense de tous ceux qui souffraient, qui agonisaient sous la brutalité d'une foule ou d'un despote. Quand on disait que le Quartier latin s'embrasait, on pouvait être certain qu'il y avait derrière quelque flambée de juvénile justice, insoucieuse des ménagements, faisant d'enthousiasme une oeuvre du coeur. Et quelle spontanéité alors, quel fleuve débordé coulant par les rues !

 

Je sais bien qu'aujourd'hui encore le prétexte est la patrie menacée, la France livrée à l'ennemi vainqueur, par une bande de traîtres. Seulement, je le demande, où

trouvera-t-on la claire intuition des choses, la sensation instinctive de ce qui est vrai, de ce qui est juste, si ce n'est dans ces âmes neuves, dans ces jeunes gens qui naissent à la vie publique, dont rien encore ne devrait obscurcir la raison droite et bonne ? Que les hommes politiques, gâtés par des années d'intrigues, que les journalistes, déséquilibrés par toutes les compromissions du métier, puissent accepter les plus impudents mensonges, se boucher les yeux à d'aveuglantes clartés, cela s'explique, se comprend. Mais elle, la jeunesse, elle est donc bien gangrenée déjà, pour que sa pureté, sa candeur naturelle, ne se reconnaisse pas d'un coup au milieu des inacceptables erreurs, et n'aille pas tout droit à ce qui est évident, à ce qui est limpide, d'une lumière honnête de plein jour !

 

Il n'est pas d'histoire plus simple. Un officier a été condamné, et personne ne songe à suspecter la bonne foi des juges. Ils l'ont frappé selon leur conscience, sur des preuves qu'ils ont cru certaines. Puis, un jour, il arrive qu'un homme, que plusieurs hommes ont des doutes, finissent par être convaincus qu'une des preuves, la plus importante, la seule du moins sur laquelle les juges se sont publiquement appuyés, a été faussement attribuée au condamné, que cette pièce est à n'en pas douter de la main d'un autre. Et ils le disent, et cet autre est dénoncé par le frère du prisonnier, dont le strict devoir était de le faire ; et voilà, forcément, qu'un nouveau procès commence, devant amener la revision du premier procès, s'il y a condamnation. Est-ce que tout cela n'est pas parfaitement clair, juste et raisonnable ? Où y a-t-il,là-dedans, une machination, un noir complot pour sauver un traître ? Le traître, on ne le nie pas, on veut seulement que ce soit un coupable et non un innocent qui expie le crime. Vous l'aurez toujours, votre traître, et il ne s'agit que de vous en donner un authentique.

 

Un peu de bon sens ne devrait-il pas suffire ? A quel mobile obéiraient donc les hommes qui poursuivent la revision du procès Dreyfus ? Écartez l'imbécile

antisémitisme, dont la monomanie féroce voit là un complot juif, l'or juif s'efforçant de remplacer un juif par un chrétien, dans la geôle infâme. Cela ne tient pas

debout, les invraisemblances et les impossibilités croulent les unes sur les autres, tout l'or de la terre n'achèterait pas certaines consciences. Et il faut bien en arriver à la réalité, qui est l'expansion naturelle, lente, invincible de toute erreur judiciaire. L'histoire est là. Une erreur judiciaire est une force en marche : des hommes de conscience sont conquis, sont hantés, se dévouent de plus en plus obstinément, risquent leur fortune et leur vie, jusqu'à ce que justice soit faite. Et il n'y a pas d'autre explication possible à ce qui se passe aujourd'hui, le reste n'est qu'abominables passions politiques et religieuses, que torrent débordé de calomnies et d'injures.

 

Mais quelle excuse aurait la jeunesse, si les idées d'humanité et de justice se trouvaient obscurcies un instant en elle ! Dans la séance du 4 décembre, une Chambre française s'est couverte de honte, en votant un ordre du jour «flétrissant les meneurs de la campagne odieuse qui trouble la conscience publique». Je le dis hautement, pour l'avenir qui me lira, j'espère, un tel vote est indigne de notre généreux pays, et il restera comme une tache ineffaçable. «Les meneurs», ce sont les hommes de conscience et de bravoure, qui, certains d'une erreur judiciaire, l'ont dénoncée, pour que réparation fût faite, dans la conviction patriotique qu'une grande nation, où un innocent agoniserait parmi les tortures, serait une nation condamnée. «La campagne odieuse», c'est le cri de vérité, le cri de justice que ces hommes poussent, c'est l'obstination qu'ils mettent à vouloir que la France reste, devant les peuples qui la regardent, la France humaine, la France qui a fait la liberté et qui fera la justice. Et, vous le voyez bien, la Chambre a sûrement commis un crime, puisque voilà qu'elle a pourri jusqu'à la jeunesse de nos écoles, et que voilà celle-ci trompée, égarée, lâchée au travers de nos rues, manifestant, ce qui ne s'était jamais vu encore, contre tout ce qu'il y a de plus fier, de plus brave, de plus divin dans l'âme humaine !

*

**

 

Après la séance du Sénat, le 7, on a parlé d'écroulement pour M. Scheurer-Kestner. Ah oui ! quel écroulement, dans son coeur, dans son âme ! Je m'imagine son

angoisse, son tourment, lorsqu'il voit s'effondrer autour de lui tout ce qu'il a aimé de notre République, tout ce qu'il a aidé à conquérir pour elle, dans le bon combat de sa vie, la liberté d'abord, puis les mâles vertus de la loyauté, de la franchise et du courage civique.

 

Il est un des derniers de sa forte génération. Sous l'Empire, il a su ce que c'était qu'un peuple soumis à l'autorité d'un seul, se dévorant de fièvre et d'impatience, la bouche brutalement bâillonnée, devant les dénis de justice. Il a vu nos défaites, le coeur saignant, il en a su les causes, toutes dues à l'aveuglement, à l'imbécillité despotiques. Plus tard, il a été de ceux qui ont travaillé le plus sagement, le plus ardemment, à relever le pays de ses décombres, à lui rendre son rang en Europe. Il date des temps héroïques de notre France républicaine, et je m'imagine qu'il pouvait croire avoir fait une oeuvre bonne et solide, le despotisme chassé à jamais, la liberté conquise, j'entends surtout cette liberté humaine qui permet à chaque conscience d'affirmer son devoir, au milieu de la tolérance des autres opinions.

 

Ah bien, oui ! Tout a pu être conquis, mais tout est par terre une fois encore. Il n'a autour de lui, en lui, que des ruines. Avoir été en proie au besoin de vérité, est uncrime. Avoir voulu la justice, est un crime. L'affreux despotisme est revenu, le plus dur des bâillons est de nouveau sur les bouches. Ce n'est pas la botte d'un César qui écrase la conscience publique, c'est toute une Chambre qui flétrit ceux que la passion du juste embrase. Défense de parler ! Les poings écrasent les lèvres de ceux qui ont la vérité à défendre, on ameute les foules pour qu'elles réduisent les isolés au silence. Jamais une si monstrueuse oppression n'a été organisée, utilisée contre la discussion libre. Et la honteuse terreur règne, les plus braves deviennent lâches, personne n'ose plus dire ce qu'il pense, dans la peur d'être dénoncé comme vendu et traître. Les quelques journaux restés honnêtes sont à plat ventre devant leurs lecteurs, qu'on a fini par affoler avec de sottes histoires. Et aucun peuple, je crois, n'a traversé une heure plus trouble, plus boueuse, plus angoissante pour sa raison et pour sa dignité.

 

Alors, c'est vrai, tout le loyal et grand passé a dû s'écrouler chez M. Scheurer-Kestner. S'il croit encore à la bonté et à l'équité des hommes, c'est qu'il est d'un solide optimisme. On l'a traîné quotidiennement dans la boue, depuis trois semaines, pour avoir compromis l'honneur et la joie de sa vieillesse, à vouloir être juste. Il n'est point de plus douloureuse détresse, chez l'honnête homme, que de souffrir le martyre de son honnêteté. On assassine chez cet homme la foi en demain, on empoisonne son espoir ; et, s'il meurt, il dit : «C'est fini, il n'y a plus rien, tout ce que j'ai fait de bon s'en va avec moi, la vertu n'est qu'un mot, le monde est noir et vide !»

 

Et, pour souffleter le patriotisme, on est allé choisir cet homme, qui est, dans nos Assemblées, le dernier représentant de l'Alsace-Lorraine ! Lui, un vendu, un traître, un insulteur de l'armée, lorsque son nom aurait dû suffire pour rassurer les inquiétudes les plus ombrageuses ! Sans doute, il avait eu la naïveté de croire que sa qualité d'Alsacien, son renom de patriote ardent seraient la garantie même de sa bonne foi, dans son rôle délicat de justicier. S'il s'occupait de cette affaire, n'était-ce pas dire que la conclusion prompte lui en semblait nécessaire à l'honneur de l'armée, à l'honneur de la patrie ? Laissez-la traîner des semaines encore, tâchez d'étouffer la vérité, de vous refuser à la justice, et vous verrez bien si vous ne nous avez pas donnés en risée à toute l'Europe, si vous n'avez pas mis la France au dernier rang des nations !

 

Non, non ! les stupides passions politiques et religieuses ne veulent rien entendre, et la jeunesse de nos écoles donne au monde ce spectacle d'aller huer M.

Scheurer-Kestner, le traître, le vendu, qui insulte l'armée et qui compromet la patrie !

 

**

 

Je sais bien que les quelques jeunes gens qui manifestent ne sont pas toute la jeunesse, et qu'une centaine de tapageurs, dans la rue, font plus de bruit que dix mille travailleurs, studieusement enfermés chez eux. Mais les cent tapageurs ne sont-ils pas déjà de trop, et quel symptôme affligeant qu'un pareil mouvement, si restreint qu'il soit, puisse à cette heure se produire au Quartier latin !

 

Des jeunes gens antisémites, ça existe donc, cela ? Il y a donc des cerveaux neufs, des âmes neuves, que cet imbécile poison a déjà déséquilibrés ? Quelle tristesse, quelle inquiétude, pour l e vingtième siècle qui va s'ouvrir ! Cent ans après la Déclaration des droits de l'homme, cent ans après l'acte suprême de tolérance et d'émancipation, on en revient aux guerres de religion, au plus odieux et au plus sot des fanatismes ! Et encore cela se comprend chez certains hommes qui jouent leur rôle, qui ont une attitude à garder et une ambition vorace à satisfaire. Mais, chez des jeunes gens, chez ceux qui naissent et qui poussent pour cet épanouissement de tous les droits et de toutes les libertés, dont nous avons rêvé que resplendirait le prochain siècle ! Ils sont les ouvriers attendus, et voilà déjà qu'ils se déclarent antisémites, c'est-à-dire qu'ils commenceront le siècle en massacrant tous les juifs, parce que ce sont des concitoyens d'une autre race et d'une autre loi ! Une belle entrée en jouissance, pour la Cité de nos rêves, la Cité d'égalité et de fraternité ! Si la jeunesse en était vraiment là, ce serait à sangloter, à nier tout espoir et tout bonheur humain.

 

Ô jeunesse, jeunesse ! Je t'en supplie, songe à la grande besogne qui t'attend. Tu es l'ouvrière future, tu vas jeter les assises de ce siècle prochain, qui, nous en avons la foi profonde, résoudra les problèmes de vérité et d'équité, posés par le siècle finissant. Nous, les vieux, les aînés, nous te laissons le formidable amas de notre enquête, beaucoup de contradictions et d'obscurités peut-être, mais à coup sûr l'effort le plus passionné que jamais siècle ait fait vers la lumière, les documents les plus honnêtes et les plus solides, les fondements mêmes de ce vaste édifice de la science que tu dois continuer à bâtir pour ton honneur et pour ton bonheur. Et nous ne te demandons que d'être encore plus généreuse, plus libre d'esprit, de nous dépasser par ton amour de la vie normalement vécue, par ton effort mis entier dans le travail, cette fécondité des hommes et de la terre qui saura bien faire enfin pousser la débordante moisson de joie, sous l'éclatant soleil. Et nous te céderons fraternellement la place, heureux de disparaître et de nous reposer de notre part de tâche accomplie, dans le bon sommeil de la mort, si nous savons que tu nous continues et que tu réalises nos rêves.

 

Jeunesse, jeunesse ! Souviens-toi des souffrances que tes pères ont endurées, des terribles batailles où ils ont dû vaincre, pour conquérir la liberté dont tu jouis à cette heure. Si tu te sens indépendante, si tu peux aller et venir à ton gré, dire dans la presse ce que tu penses, avoir une opinion et l'exprimer publiquement, c'est que tes pères ont donné de leur intelligence et de leur sang. Tu n'es pas née sous la tyrannie, tu ignores ce que c'est que de se réveiller chaque matin avec la botte d'un maître sur la poitrine, tu ne t'es pas battue pour échapper au sabre du dictateur, aux poids faux du mauvais juge. Remercie tes pères, et ne commets pas le crime d'acclamer le mensonge, de faire campagne avec la force brutale, l'intolérance des fanatiques et la voracité des ambitieux. La dictature est au bout.

 

Jeunesse, jeunesse ! Sois toujours avec la justice. Si l'idée de justice s'obscurcissait en toi, tu irais à tous les périls. Et je ne te parle pas de la justice de nos codes, qui n'est que la garantie des liens sociaux. Certes, il faut la respecter, mais il est une notion plus haute, la justice, celle qui pose en principe que tout jugement des hommes est faillible et qui admet l'innocence possible d'un condamné, sans croire insulter les juges. N'est-ce donc pas là une aventure qui doive soulever ton enflammée passion du droit ? Qui se lèvera pour exiger que justice soit faite, si ce n'est toi qui n'es pas dans nos luttes d'intérêts et de personnes, qui n'es encore engagée ni compromise dans aucune affaire louche, qui peux parler haut, en toute pureté et en toute bonne foi ?

 

Jeunesse, jeunesse ! Sois humaine, sois généreuse. Si même nous nous trompons, sois avec nous, lorsque nous disons qu'un innocent subit une peine effroyable, et que notre coeur révolté s'en brise d'angoisse. Que l'on admette un seul instant l'erreur possible, en face d'un châtiment à ce point démesuré, et la poitrine se serre, les larmes coulent des yeux. Certes, les gardes-chiourme restent insensibles, mais toi, toi, qui pleures encore, qui dois être acquise à toutes les misères, à toutes les pitiés ! Comment ne fais-tu pas ce rêve chevaleresque, s'il est quelque part un martyr succombant sous la haine, de défendre sa cause et de le délivrer ? Qui donc, si ce n'est toi, tentera la sublime aventure, se lancera dans une cause dangereuse et superbe, tiendra tête à un peuple, au nom de l'idéale justice ? Et n'es-tu pas honteuse, enfin, que ce soient des aînés, des vieux, qui se passionnent, qui fassent aujourd'hui ta besogne de généreuse folie ?

 

**

 

- Où allez-vous, jeunes gens, où allez-vous, étudiants, qui battez les rues, manifestant, jetant au milieu de nos discordes la bravoure et l'espoir de vos vingt ans ?

 

- Nous allons à l'humanité, à la vérité, à la justice !

Félix Houphouët-Boigny

 Félix Houphouët-Boigny  (Yamoussoukro, 1905 ­ id., 1993), homme politique ivoirien. Député au Palais-Bourbon (1946-1959), il fut plusieurs fois ministre français. Un des fondateurs du Rassemblement démocratique africain (1946), il fut élu sept fois président de la république de Côte-d'Ivoire de 1960 à sa mort.  

Citations de Félix Houphouët-Boigny

" Je sais que mon pays, entre plusieurs préoccupations, a choisi de privilégier deux d'entre elles. D'abord la paix dans la liberté, dans la dignité, dans la tolérance, dans l'amour. La deuxième préoccupation, c'est l'éducation des enfants, la formation de la jeunesse, notre espoir, notre certitude du meilleur devenir de notre pays." 

" Ce que nous voulons c'est que vous tous, vous qui êtes dans les armées comme vos jeunes frères, sur les bancs de l'école, vous vous considériez comme des combattants permanents de la paix" 

" Aux tueries et aux blessures des armes, s'ajoutent aujourd'hui les affres de la famine qui a déjà ôté la vie à plus d'enfants que les grandes guerres et fait planer l'ombre de la mort sur des centaines de milliers d'autres, alors que le monde regorge d'aliments qui pourraient les sauver"

" Le vrai problème, nous ne disons pas le seul problème, mais le vrai problème auquel en définitive, nous sommes confrontés est le problème de la paix: la paix dans la justice, dans la stabilité, préalable à tout développement harmonieux"

" Que tout le monde se mette donc au travail. On peut servir à tous les postes; pourvu qu'on y mette tout son cour "

" Ouverte à tous les peuples, l'Afrique réconciliera tous les peuples. Sous sa terre chaude poussera drue la démocratie, la démocratie nouvelle qui en supprimant les luttes, les guerres d'intérêts sordides, fera régner à jamais la fraternité entre les peuples. On peut ralentir une évolution, on ne peut l'arrêter. " 

" Je crois que nous sommes en train de nous amuser comme des enfants avec du feu dans une case couverte de chaume. La case brûlera et les enfants avec elle. "

" Que souhaitons-nous de toute la force de notre fois? Faire de notre chère Côte d'Ivoire un Etat moderne et modèle par ses réalités et ses hommes, un Etat fort et envié, un Etat où tous les hommes, quelle que soit race, se sentent frères et animés du même idéal de paix et de liberté. "

" Tant que nous vivons sur la terre des hommes, nous aurons des problèmes à régler. L'essentiel, c'est de le faire dans l'union la plus étroite dans la confiance des uns dans les autres. "

" C'est parce que nous ne voulons pas périr que, là où le coeur ne nous dit de nous unir, la raison nous fait une loi d'aller à l'unité. " 

" Nous ne connaîtrons pas le découragement. Mais l'Afrique doit enseigner au monde ce que Dieu a demandé vainement aux hommes jusqu'ici; la paix aux hommes de bonne volonté, l'amour entre hommes, la tolérance. "

" L'essentiel pour nous autres responsables africains est, je le répète de vivre en paix entre nous sans nous armer et sans nous laisser entraîner dans un conflit quelconque, et tout en recherchant des amitiés, de la coopération, de faire toujours prévaloir l'intérêt africain, de pratiquer dans nos Etats la démocratie et la tolérance, de défendre en tout temps et en tout lieu, la justice et la liberté. "

" Il incombe, avant tout, aux intéressés eux-mêmes de faire les efforts nécessaires et de ne pas se contenter d'attendre, les bras croisées, les dons que voudront bien leur consentir les nations plus favorisées. Ceci dit, nous avons conscience que nous ne pouvons rien sans une aide extérieure accrue et concertée. "

" L'unité se construit. Et c'est la construction que de commencer par s'entendre, par se tolérer, par organiser la coopération et la solidarité. "

" Condamnons la guerre entre nous, renonçons aux armements. Faisons en sorte que l'Afrique, débarrassée de la peur, soit le seul continent susceptible, à partir de la réconciliation de ses propres enfants, d'inviter les autres peuples à la réconciliation. "

" Je demande aux partis politiques de se considérer non pas comme des ennemis mais des adversaires. Qu'ils se considèrent comme dans une union dans la diversité. "

" L'autorité ne crée pas des droits mais des devoirs et ceux qui ont le mérite et la chance de disposer fût-ce au niveau le plus modeste d'une parcelle de pouvoir ne doivent pas l'oublier. De même que tous ceux qui ont un contact avec le public ont à savoir qu'un sourire, un mot gentil peuvent mieux faire supporter la longueur d'une attente, un refus nécessaire, une contrainte à imposer qui sont malheureusement le lot de la vie moderne. "

  

Yasser Arafat

Arafat, Yasser (1929-), homme politique et militant palestinien, chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), président de l'Autorité palestinienne.

 Né à Jérusalem, Yasser Arafat, de son vrai nom Abel Rauf Arafat al-Qudwa, s'installe au Caire en 1938. Tôt engagé dans la lutte contre l'État d'Israël, il suit l'entraînement des fedayin (résistants palestiniens qui mènent des actions de guérilla). C'est ainsi qu'il entre en relation, dès 1950, avec les Frères musulmans d'Égypte, dont Salah Khalaf, surnommé plus tard Abou Iyad, lequel l'introduit dans le milieu nationaliste de Gaza. En 1957, il s'installe au Koweït, où il fonde, en 1958, le Mouvement de libération de la Palestine - appelé al-Fatah l'année suivante -, qui intègre en 1965 l'OLP, créée en 1964. Incarnant dès lors la lutte contre l'État d'Israël, il mène de nombreux raids en territoire israélien, sous son nom de guerre, Abu Ammar, et est soutenu dans son action par Nasser à partir de 1967.

 En 1969, Yasser Arafat devient chef de l'OLP. Il met l'accent sur les aspirations palestiniennes, reléguant au second plan les visées panarabes de l'organisation. Après l'expulsion sanglante des résistants palestiniens de Jordanie en septembre 1970, il revendique des actions terroristes, dont celles de l'organisation secrète d'al-Fatah, Septembre noir (1972). Yasser Arafat s'emploie ensuite à acquérir une reconnaissance internationale : il limite, à partir de 1974, les revendications palestiennes aux territoires de Gaza (voir Gaza, bande de) et de la Cisjordanie. Il est alors convié par l'Organisation des Nations unies à l'Assemblée générale sur la Palestine (1974), devenant ainsi le premier représentant d'une organisation non gouvernementale à intervenir à l'ONU. La Ligue arabe admet l'OLP en son sein en 1976.

 Le déclenchement de l'Intifada, ou «guerre des pierres» (décembre 1987), à Gaza et en Cisjordanie, relance l'action de l'OLP. En novembre, l'organisation nomme Yasser Arafat président de l'«État (indépendant) de Palestine», titre symbolique s'appliquant aux deux territoires soulevés. Arafat reconnaît l'existence d'Israël, après quarante ans de refus des Palestiniens, et remplit alors une des principales conditions imposées par les États-Unis à l'instauration d'un dialogue avec l'OLP. Mais le soutien qu'il apporte à Saddam Hussein lors de l'invasion irakienne du Koweït en 1990 nuit à son image internationale.

 Après des négociations secrètes tenues à Oslo, Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin signent à Washington, en septembre 1993, un accord de reconnaissance mutuelle et établissent un principe d'autodétermination, appliqué dans un premier temps à la bande de Gaza et à la ville de Jéricho, territoires occupés par Israël depuis 1967. Le traité d'autonomie des deux villes est signé au Caire le 4 mai 1994. Après le retrait des troupes israéliennes, Arafat est accueilli par une foule immense lorsqu'il se voit confier, en juillet, la présidence de l'Autorité palestinienne sur les deux territoires. Des attaques terroristes lancées contre Israël par des mouvements extrémistes, tel le Hamas, mettent en difficulté le nouveau régime. Néanmoins, en janvier 1996, Yasser Arafat est élu président du Conseil de l'Autonomie palestinienne et un Conseil législatif de 88 membres est mis en place pour un mandat de trois ans. Il cherche alors à faire appliquer les clauses des accords d'Oslo visant notamment au retrait de l'armée israélienne d'autres parties des territoires occupés. Mais l'assassinat de Y. Shamir puis l'élection de B. Netanyahou comme Premier ministre conduisent à une remise en cause de l'esprit de ces accords. En octobre 1999, sous la pression américaine, un mémorandum est signé par Y. Arafat et B. Netanyahou, mais son application est limitée et retardée par des exigences supplémentaires de B. Netanyahou. En mai 1999, date prévue pour un accord sur le statut définitif des territoires occupés, et alors que la campagne électorale pour l'élection du Premier ministre se déroule en Israël, Y. Arafat, notamment sous la pression des États-Unis et de l'Union européenne, diffère la déclaration unilatérale d'un État palestinien.

 En 1994, Yasser Arafat a reçu le prix Nobel de la paix, en même temps qu'Itzhak Rabin et Shimon Peres.

Citations de Yasser Arafat

" Je salue tous ceux que je vois face à moi dans cette salle, gui ont un jour été accusés d'être des terroristes par leurs bourreaux et leurs colonisateurs au cours des combats menés dans leurs pays pour les libérer du joug de la colonisation. Ce sont aujourd'hui des dirigeants investis de la confiance de leurs peuples et de fidèles et sincères partisans des principes et des valeurs de la justice et de la liberté. Un grand salut aux martyrs qui sont tombés, victimes du terrorisme et des terroristes "

" j'affirme que nous sommes un peuple qui aspire à la paix, comme tous les peuples de la terre, peut-être avec un peu plus d'ardeur, étant donné la longueur de cette épreuve tout au long de ces années et la dureté de la vie que mènent notre peuple et nos enfants, qui ne peuvent jouir d'une vie normale, à l'abri des guerres, des malheurs, de la souffrance et de l'exil, de la dispersion et des difficultés de la vie quotidienne. "

" Que s'élèvent des voix pour soutenir le rameau d'olivier, pour appuyer la pratique de la coexistence pacifique et pour renforcer le climat de détente internationale. Joignons nos mains et nos efforts pour ne pas laisser passer une occasion historique, qui pourrait ne pas se représenter, de mettre fin à un drame qui n'a que trop duré et qui a coûté le sacrifice de milliers de vies et la destruction de centaines de villages et de villes. "

" Et si nous tendons la main vers le rameau d'olivier, le rameau de la paix, c'est parce que celui-ci se répand dans nos coeurs à partir de l'arbre de la patrie et de la liberté. "

" Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! "

Martin Luther King

 

 

Discours prononcé par Martin Luther King lors de la marche sur Washington, le 15 juin 1963 :

«Je fais ce rêve qu'un jour mes quatre enfants vivront dans un pays où ils ne seront plus jugés sur la couleur de leur peau, mais sur leurs capacités.»

Citations de Martin Luther King

"La Vérité est plus forte que l'éloquence, le savoir supérieur à l'érudition"

"C'est chose notoire que l'homme ne parvient jamais à la pure connaissance de soi-même jusqu'à ce qu'il ait contemplé la face de Dieu, et que, du regard de celle-ci, il descende à regarder soi."

GANDHI (Mohandas Karamchand)

GANDHI (Mohandas Karamchand) (1869-1948) Leader nationaliste et chef spirituel, réformateur social et promoteur d'un nouveau style d'action politique, Mohandas Karamchand Gandhi , surnommé le Mahatma    («la Grande Âme»), a marqué de son empreinte l'évolution récente de l'Inde en même temps qu'il atteignait une audience mondiale.

Son prestige sur l'Occident tient à une synthèse inaccoutumée bien qu'elle ait été réalisée au cours de l'histoire ancienne, où le sage étaitguide spirituel en même temps que visionnaire politique, mais il se comprend plus aisément dans le climat oriental de la pensée où métaphysique et éthique forment un circuit direct dépourvu des articulations rationnelles qu'y a apportées la pensée occidentale.

 

De lui-même il a dit: «Je suis un idéaliste pratique» (Hind Svaraj , 11 août 1920). Et sans nul paradoxe sa tentative est celle d'une «expérience de la vérité», selon le titre qu'il a donné à son autobiographie. Proche de la pensée islamique pour qui Dieu, justice et vérité s'identifient, mais selon une orchestration proprement hindoue. Rien ne l'illustre mieux que cette intuition qui marque un événement de sa vie («Dieu est vérité») l'introduisant à une autre intuition plus fondamentale («La vérité est Dieu») [Young India , 31 déc. 1931]. La première exile la vérité à l'infini, la seconde ramène Dieu sur les chemins de tous les jours comme l'eau sacrée et quotidienne du Gange se prend religieusement au creux des mains.

 

Celui qui pratique le vrai ou le juste en même temps se divinise, et réciproquement celui qui veut se diviniser, fidèle à la philosophie hindoue pour qui «Dieu seul est, rien d'autre n'existe» (Young India , 31 déc. 1931), doit suivre dans son action les veines de la justice ou de la vérité. Une fois pour toutes, en ce point central de l'expérience gandhienne se joignent inséparablement l'orant religieux et le libérateur national, le mystique et le politique, l'ascète et le meneur de foules.

 

De ce noud fondamental procède une psychologie. Gandhi est courtois et cependant catégorique, pur dans ses intentions et cependant assez avisé pour prendre l'adversaire en son point faible, impatient mais sachant attendre son heure et même accepter provisoirement des concessions, injurié dans ses vêtements de gentleman britannique et se faisant accueillir avec enthousiasme en simple pagne au Parlement de Londres, écrivant les Lettres à l'Ashram            , véritable traité de spiritualité, et dictant les statuts d'une nouvelle constitution pour «Mother India». Mais ce panorama psychologique est avant tout l'histoire et la découverte d'une vie.

 

Citations de GANDHI

 " Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort. "

" L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. "

" Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble produire le bien, le bien qui en résulte n'est que transitoire, tandis que le mal produit est permanent. "

" Donner un verre d'eau en échange d'un verre d'eau n'est rien ; la vraie grandeur consiste à rendre le bien pour le mal. "

 Albert Einstein

Albert Einstein (1879-1955) L'ouvre scientifique d'Einstein, d'une exceptionnelle richesse, domine notre temps par son importance, comme celle de Newton domina le sien. Elle porte sur la physique théorique;mais ce sont les mathématiques qui lui donnent les moyens de ses constructions théoriques, et c'est l'attention à l'expérience, entendue dans un certain sens, qui constitue la source de son inspiration et le garant du sens physique des propositions théoriques.

Fondateur de la théorie de la relativité restreinte et l'un des principaux pionniers de la théorie quantique, il introduisit en science la cosmologie, et fut l'un des premiers à indiquer la voie de la recherche d'une unification des champs. Ses contributions sont à l'origine d'un renouvellement presque complet de la physique contemporaine, en physique atomique et moléculaire et en chimie (par la quantification), en astrophysique (par la relativité, restreinte et générale), et ont rendu possible l'ouverture de nouveaux domaines tels que la physique nucléaire et la physique des particules élémentaires (par la relation masse-énergie de la relativité et la théorie quantique).

L'importance de son ouvre, sa personnalité même et des circonstances propres au contexte mondial de l'époque ont transformé - à son corps défendant - la figure d'Einstein en un mythe pour notre temps. Par-delà les déformations de cette image qui ont brouillé pour le public la véritable nature de sa pensée, il nous reste cette présence, en notre siècle, d'une ouvre de portée considérable, qui a contribué peut-être plus que toute autre, par son contenu et par ses effets, à déterminer certains grands traits, intellectuels et matériels, du monde contemporain. Cette ouvre, créatrice d'un style scientifique profondément original où physique et philosophie, tout en étant distinguées, se rejoignent, fut celle d'un penseur «solitaire», conscient de la dimension métaphysique des problèmes abordés par la science qu'il exprimait comme sa «religion cosmique», et qui éprouvait une «solidarité profonde à l'égard de tout ce qui vit». Mené par un souci éthique, préoccupé de responsabilité sociale, en particulier de celle des scientifiques, Einstein ne craignit pas de prendre position face aux grands bouleversements de son temps.

Citations de Albert Einstein

" Un problème sans solution est un problème mal posé. "

" Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue. "

" Il devient indispensable que l'humanité formule un nouveau mode de penser si elle veut survivre et atteindre un plan plus élevè. "

" La plus belle chose que nous puissions éprouver c'est le côté mystérieux de la vie. C'est le sentiment profond qui se trouve au berceau de l'art et de la science véritable. "

" Un être humain est une partie du tout, que nous appelons "Univers", une partie limitée dans l'espace et le temps. Il expérimente lui-même ses pensées et ses sentiments comme quelque chose de séparé du reste - une sorte d'illusion d'optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une forme de prison, nous limitant à nos désirs personnels et à l'affection pour les quelques personnes vraiment proches de nous. Notre tâche doit être de nous liberer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion pour embrasser, dans la beauté, toutes les créatures vivantes et l'ensemble de la nature. "

Nelson Mandela

MANDELA NELSON (1918- ) Homme politique sud-africain, premier président de la République démocratiquement élu, Nelson Mandela est né le 18          juillet 1918 dans une famille princière xhosa du Transkei. Fils de Henry Mgadla Mandela, qui sera destitué de ses fonctions de conseiller du roi dans les années 1920 par l'administration britannique, il commence sa carrière politique dès le milieu des années 1940, alors qu'il est étudiant en droit à l'université de Fort Hare. En 1944, avec notamment Walter Sisulu, Oliver Tambo (avec qui il ouvrira le premier cabinet d'avocats noirs à Johannesburg en 1952), et Govan Mbeki (père de Thabo Mbeki, l'actuel président de la République sud-africaine), il fonde la Ligue des Jeunes de l'African National Congress (A.N.C.), dont il deviendra le secrétaire général en 1948, puis le secrétaire national en 1950.

 

Citations Nelson Mandela

" Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté. L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. "

" Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès."

" Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé. "

 

Antoine de Saint-Exupéry

Antoine de SAINT-EXUPÉRY (1900-1944) «Pour moi, voler ou écrire, c'est tout un.» Les lauriers que l'épopée aérienne valut à l'aviateur-poète Antoine de Saint-Exupéry ont cessé d'auréoler son ouvre. La question est de savoir si le poète-aviateur a su conférer à l'éphémère d'une actualité, même prestigieuse, valeur d'éternité. Le mythe envolé, que reste-t-il? Restent ce que Roger Caillois a nommé des «rapports», mais rapports d'une prise de conscience progressive de soi et des autres, d'une connaissance créatrice dont les moyens furent autant la solitude et la guerre que l'avion, merveilleux «instrument d'analyse», «thème d'inspiration» et tremplin des relations humaines. De L'Aviateur  - qui se réfère à un métier - à Citadelle  - qui évoque un monument - s'élabore dans le courage, l'obstination et la générosité une «expérience morale» à laquelle ont ouvré conjointement l'aventure et l'écriture, sans que la seconde pipe la première ou s'y substitue; c'est pourquoi Caillois a pu conclure: «À une époque où la littérature sert communément d'alibi, cette honnêteté luxueuse apporte tout ensemble une preuve de la grandeur de l'indépendance d'un écrivain et d'une ouvre» (préface à l'édition de La Pléiade).

Citations Antoine de Saint-Exupéry

" Le plus beau métier d'homme est le métier d'unir les hommes."

" La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer. "

" S'aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre mais regarder ensemble dans la même direction. "

" Seul l'Esprit,S'il souffle sur le glaise,Peut créer l'Homme. "

Citation de personnalité célèbre

 

- Sans progrès, il n'y a pas de paix possible. Sans paix, il n'y a pas de progrès possible. Secrétaire général de l'ONU (Nobel de la Paix 2001)  Kofi Annan

- La paix, la tolérance, le respect mutuel, les droits de l'homme, l'état de droit et l'économie mondiale ont tous également souffert des actes terroristes.  Kofi Annan

- La paix est un rêve suspendu.  Kofi Annan

- Je dis que sur le tombeau, qui sur les morts se ferme puvre le firmament. Et que ce qu'ici-bas nous prenons pour le terme est le commencement. Victor Hugo

- Il y a la nature qui est la chose que Dieu fait immédiatement et il y a l'art qui est la chose que Dieu fait à travers le cerveau de l'homme. Victor Hugo

- L'art, c'est le reflet que renvoie l'âme humaine éblouie de la splendeur du beau. Victor Hugo

- Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays. John Fitzgerald Kennedy

- Les intellectuels doivent étudier le passé non pour s'y complaire, mais pour y puiser des leçons ou s'en écarter en connaissance de cause si cela est nécessaire. Cheikh Anta Diop 

- Ce qui compte ce n'est pas ce que l'on donne, mais l'amour avec lequel on donne. Religieuse indienne (Nobel de la paix 1979) [ Mère Teresa ]

- Insistons sur le développement de l'amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert. Mère Teresa 

- Si chacun des groupes ethniques, religieux ou linguistiques prétendait au statut d'Etat, la fragmentation n'aurait plus de limite et la paix, la sécurité et le progrès économique pour tous deviendrait toujours plus difficile à assurer. Boutros Boutros-Ghali

- Avoir fait plus pour le monde que le monde n'a fait pour vous : c'est ça, le succès. Henry Ford

- La paix est mince, et elle doit le demeurer si elle veut se faufiler entre deux guerres. Aline Beaudin-Beaupré

- Pour qu'il y ait la paix sur la terre, il faudra que tous les êtres soient intérieurement en paix. Claude Chénier

 - Les hommes ont inventé l'honneur de mourir parce que cela permet d'assassiner en paix... Claire Martin

 - La grande nature, comme le feu, peut être source de réconfort et de paix, mais elle exige de ses usagers un respect de tout les instants. Doric Germain

 - La paix ressemble à nos conquêtes, car des deux parties noblement soumises, aucune n'a vraiment perdu. Poète dramatique anglais [ William Shakespeare ]

 - Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier. Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants. Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indiférence, aux vertues négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d'être vous." "Je prendrai, dans les yeux d'un ami, ce qu'il a de plus chaud, de plus beau et de plus tendre aussi. Qu'on ne voit que deux ou trois fois durant toute une vie et qui fait que cet ami est votre ami... Jacques Brel.

 - La paix et le bonheur de tout un chacun ne sont pas nécessairement compatibles. Violoniste américain [ Yehudi Menuhin ]

 - On trouve toujours de l'argent pour faire la guerre, jamais pour vivre en paix. Sociologue canadien [ Albert Brie ]

 - La paix universelle se réalisera un jour non parce que les hommes deviendront meilleurs mais parce qu'un nouvel ordre, une science nouvelle, de nouvelles nécessités économiques leur imposeront l'état pacifique. Ecrivain français (Nobel de littérature 1921) [ Anatole France ]

 - Le grand ennemi de la paix entre les hommes, c'est l'amour-propre. Ecrivain français [ Jean-François Marmontel ]

 - L'épuisement seul semble forcer les princes à la paix ; ils s'aperçoivent toujours trop tard que le sang du citoyen s'est mêlé à celui de l'ennemi. Ecrivain et philosophe français [ Denis Diderot ]

 - L'histoire ne nous fournit que des exemples de paix violées, de guerres injustes et cruelles, de champs dévastés, de villes réduites en cendres. Ecrivain et philosophe français [ Denis Diderot ]

- Vouloir tout voir et tout savoir sur chacun d'entre nous, c'est tenter de réaliser une véritable "police des images", qui serait à la paix ce que la "guerre des images" est déjà aux derniers conflits internationaux. Urbaniste français [ Paul Virilio ]

- C'est en parvenant à nos fins par l'effort, en étant prêt à faire le sacrifice de profits immédiats en faveur du bien-être d'autrui à long terme, que nous parviendrons au bonheur caractérisé par la paix et le contentement authentique . Bouddhiste tibétain (Nobel de la paix 1989) [ Dalaï Lama ]

- Le désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi. Bouddhiste tibétain (Nobel de la paix 1989) [ Dalaï Lama ]

- Les femmes n'ont pas seulement une valeur économique pour les hommes qui les échangent. Elles ont d'abord valeur de paix et d'alliances. Philosophe française [ Elisabeth Badinter ]

- La paix est si belle et si illustre qu'elle a le ciel pour terroir. Ecrivain espagnol [ Francisco de Quevedo ]

- Il existe une vieille et sûre recette pour conserver toujours la paix en soi : c'est d'accuser toujours les autres. Ecrivain français [ René Daumal ]

- L'or n'est qu'un obstacle à l'épanouissement et à la paix du coeur. Romancier québécois [ Marc Gendron ]

- Ce que nous appelons bonheur consiste dans l'harmonie et la sérénité, dans la conscience d'un but, dans une orientation positive, convaincue et décidée de l'esprit, bref dans la paix de l'âme. Ecrivain allemand (Nobel de littérature 1929) [ Thomas Mann ]

- Le premier des devoirs, sans doute, est d'être juste ; Et le premier des biens est la paix de nos coeurs. Ecrivain français [ Voltaire ]

- L'école contribue à la prospérité des sociétés, à l'élimination des discriminations de toutes sortes, à la défense de la paix et du bien commun, à la meilleure compréhension des peuples. Femme politique française [ Corinne Lepage ]

- La vérité, la paix et l'harmonie, seuls principes qui peuvent conduire à la vertu ; et sans la vertu, plus d'amour entre les hommes. [ Philippe Aubert de Gaspé, Fils ]

- Le silence est la route de la paix. [ Maurice Robert Lalonde ]

- La solitude n'existe pas, celle-là surtout dont on espère la paix. Où que vous alliez, votre pensée et vos actes vous suivent. [ Harry Bernard ]

- Pour s'entendre entre mari et femme, entre collègues, entre amis, avec n'importe qui, entre les peuples, aux conférences de paix, il ne devrait y avoir que ce moyen : le silence. Femme de lettres québécoise [ Gabrielle Roy ]

- On gueule beaucoup contre la routine, mais il suffit d'en sortir pour se rendre compte que c'est le prix de la paix. [ Jean-Louis Gagnon ]

- Le silence, cette paix totale qui arrive plus qu'on ne la provoque, qui concerne l'esprit plutôt que l'ouïe. [ Joseph Bonenfant ]

- Ça doit être ça, la paix. Dépendre de personne, rien attendre du reste du monde, vivre pour soi. Et durer, si tout va bien. [ Pierre Filion ]

- La paix ! Sa recherche et sa rencontre sont dans la marche incessante vers la sagesse et le silence ; c'est une des plus grandes richesses que puisse posséder un être humain. [ Reine Malouin ]

- La paix avec les autres, avec soi, est une victoire qu'on ne gagne qu'après s'être vaincu soi-même. [René Ouvrard]

- Tu vas faire la paix en toi, tu pourras alors rire plus fort que ta misère. [ Charif Barzouk ]

- Le bébé de la laitière dort en paix parce qu'il sait qu'il aura du lait quoi qu'il arrive. Ecrivain ivoirien [ Ahmadou Kourouma ]

- Si l'amour et la paix prévalent, et que nous apprenons à nos enfants à respecter la nature, les joies et les beautés de ce monde ne périront pas. Président des Etats-Unis (Nobel de la Paix 2002) [ Jimmy Carter ]

- Guerre aux châteaux. Paix aux chaumières. Ecrivain français [ Chamfort ]

- La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix, c'est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l'homme n'est pas ouverte. Auteur français [ Claude Duneton ]

- La paix n'est qu'une forme, un aspect de la guerre : la guerre n'est qu'une forme, un aspect de la paix : et ce qui lutte aujourd'hui est le commencement de la réconciliation de demain. Homme politique français [ Jean Jaurès ]

- La guerre, c'est quand on attend la mort du dehors ; la paix, c'est quand on l'attend du dedans. Ecrivain français [ Gilbert Cesbron ]

- Puissent les dieux te donner un mari, un foyer et la grâce de la paix, car il n'y a rien de plus grand et de meilleur que cela. Poète épique grec du VIIIè s. av. J.C. [ Homère ]

- Le ministère des Finances devrait s'appeler ministère de la Misère puisque le ministère de la Guerre ne s'appelle pas ministère de la Paix. Poète français [ Jacques Prévert ]

- Traverse tranquillement le bruit et la fureur et n'oublie pas la paix que peut t'apporter le silence. Journaliste et romancière anglaise [ Helen Fielding ]

- Où ils ont fait un désert, ils disent qu'ils ont fait la paix. Historien romain [ Tacite ]

- Un cerveau tranquille, c'est l'essentiel d'une bonne vie. On le dit. Avoir la paix de l'esprit, c'est le plus grand des biens... Ecrivain québécois [ Yves Thériault ]

- Est-il possible de décrire la paix ? Est-il possible d'en définir les causes, de l'analyser, la contourner, la prendre à distance, une fois qu'elle es installée en vous ?  [ Simone Piuze]

- Nous ne désirons pas d'armes, car la violence engendre la violence. Mais parfois nous pensons que la paix suscite autant de virulence. [Louise de Gonzague-Pelletier ]

- La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent. [ Jean-Paul Fugère ]

- Pour connaître la paix, il faut un enthousiasme à toute épreuve, ne rien comprendre de ce qui se produit autour de soi. [ Gilles Archambault ]

- Celui qui n'a pas connu la souffrance et la misère ne peut pas apprécier cette paix intérieure qui pourrait le rendre insensible aux malheurs des autres. [ J.-François Beaulieu ]

- Le mot paix est orphelin. Il ne connaît pas sa mère qui serait : pacifier. [ Jean-Paul Lebourhis ]

- Les guerres surviennent toujours entre deux états de paix. Alors, supprimons la paix et nous n'aurons plus de guerre. [ un cartesien ]

- En aucun cas, la guerre n'est un but par elle-même. On ne se bat jamais, paradoxalement, que pour engendrer la paix, une certaine forme de paix. Général et théoricien militaire allemand [ Carl von Clausewitz ]

- Le plus noble bonheur de l'homme qui pense, c'est d'avoir exploré le concevable et de révérer en paix l'inconnaissable. Ecrivain et savant allemand [ Goethe ]

- L'amour de la paix n'a ni sens, ni profondeur pour qui ignore l'épouvante de la guerre. [ Anonyme ]

- Le calme qui évoque la paix dans la nature, fait toujours présager, dans l'entourage des humains, quelque sinistre catastrophe, comme si leur état normal était l'agitation, le bruit et la fureur. [ Hélène Ouvrard ]

- Le bonheur n'est pas le fruit de la paix, le bonheur c'est la paix même.Essayiste et philosophe français [Alain]

- Etre en accord et en paix avec sa propre conscience est la condition majeure et primordiale qu'un homme de bien puisse requérir. [ Jean-Michel Wyl ]

- C'est l'une des mythiques lois de la nature que les trois choses que nous recherchons le plus - le bonheur, la liberté et la paix de l'esprit - soient atteintes en les procurant à un autre. [ Peyton Conway March ]

- Les amis de la paix ne sont pas les meilleurs ennemis de la guerre. Homme politique français [ Claude Cheysson ]

- La joie comme la paix se mesure au centigramme. Poète surréaliste français [ Benjamin Peret ]

- Il faut des négociations et un travail collectif pour trouver l'équilibre réaliste des intérêts sur lequel seulement peut se fonder une paix solide. Président soviétique (Nobel de la Paix 1990) [ Mikhaïl Gorbatchev ]

Proverbes d'origine diverse

- Celui qui n'aime pas la paix ne peut combattre la guerre. [ Proverbe magyar ]

- La paix avec un gourdin dans la main, c'est la guerre. [ Proverbe portugais ]

- Du pain en temps de paix est meilleure que du gâteau en temps de guerre. [ Proverbe slovaque ]

- Celui qui cherche la paix doit être sourd, aveugle et muet. [ Proverbe turc ]

- Qui a fait la guerre, fasse la paix. [ Proverbe français ]

- La paix est à l'ombre des sabres. [ Proverbe arabe ]

- Paix trompeuse nuit plus que guerre ouverte. [ Proverbe indien ]

- Il n'y a pas d'autre bonheur que la paix. [ Proverbe thaï ]

- Paix et tranquillité, voilà le bonheur. [ Proverbe chinois ]

- La paix nourrit, le trouble consume. [ Proverbe islandais ]

- Un mensonge qui tend à la paix est préférable à une vérité qui cause une sédition. [ Proverbe oriental ]

 

 

Enfants de Palestine

ou enfants d'Israël

d'Amérique ou de Chine

en ce jour de Noël

 

Que ton regard se pose

sur la Terre ou le Ciel

Ne retiens qu'une chose

il faut croire à Noël

 

Matin couleur de cendre

Ou matin D'arc-en-ciel

Qu'importe, il faut attendre

En ce soir de Noël

 

Que les fusils se taisent

Et répondent à l'appel

De cette parenthèse

Qui s'appelle Noël

 Enfants de Palestine

ou enfants d'Israël

d'Amerique ou de Chine

en ce jour de Noël

 

Que ton regard se pose

sur la Terre ou le Ciel

Ne retiens qu'une chose

il faut croire à Noël

 

Un jour viedra peut-être

Un jour au goût de miel

Où l'on verra paraître

Un oiseau dans le ciel

 

Aux plumes de limière

Un oiseau éternel

Colombe pour la terre

Un oiseau de Noël

Enfants de Palestine

ou enfants d'Israël

d'Amerique ou de Chine

en ce jour de Noël

 

Que ton regard se pose

sur la Terre ou le Ciel

Ne retiens qu'une chose

il faut croire à Noël

 

Enfants de Palestine

ou enfants d'Israël

d'Amerique ou de Chine

en ce jour de Noël

 

Que ton regard se pose

sur la Terre ou le Ciel

Ne retiens qu'une chose

il faut croire à Noël

 

Enrico MACIAS 

Chantre de la musique "juive pied-noir" jusqu'à l'excès, Enrico Macias est un artiste unique dans le paysage musical francophone.

Souvent moqué ou parodié, l'enfant de Constantine est pourtant devenu le porte-parole sympathique de tout un peuple déraciné, celui de l'Afrique du Nord des années 60. Chanteur utopiste de l'amour et de l'amitié entre les peuples, il est resté fidèle à ses convictions pour effectuer un retour remarqué en ce début de millénaire. Oranges amères, son dernier album, est le pur fruit de l'univers d'Enrico, et c'est ce monde-là qui nous séduit en lui.
 

L'Algérie

Né en Algérie, à Constantine, le 11 décembre 1938, Enrico Macias, de son vrai nom Gaston Ghrenassia, grandit dans la pure tradition musicale du maalouf, chant traditionnel andalou-arabe. Dès sa naissance, il porte en lui les thèmes de ses futures chansons: le déchirement entre les cultures juive et arabe; la musique, à laquelle son père, violoniste au sein de l'orchestre de Raymond Leyris, l'initie; le soleil et les enfants de l'Algérie...

Dès son plus jeune âge, Gaston-Enrico s'exerce à la guitare et finit par intégrer lui aussi l'orchestre de Leyris. Cependant, les besoins alimentaires le poussent à exercer momentanément la profession d'instituteur. Tout en enseignant, Enrico continue son apprentissage de la musique.

Mais la guerre éclate. Dès 1961, le FLN tente d'obtenir l'indépendance de l'Algérie. Pour des milliers de jeunes soldats, c'est le début d'une guerre sans nom. Pour tout un peuple, c'est le début de l'exil vers la métropole. Enrico quitte son pays en 1962 avec son épouse Suzy, fille de Raymond Leyris, sauvagement assassiné quelques mois auparavant. A l'exil s'ajoutent la douleur de l'absence et le sentiment de la fin d'une époque.

Adieu, mon pays

Le jeune homme installé à Paris court les cabarets avec sa guitare, essayant d'imposer en France sa musique si particulière sans trop de succès. Finalement, et assez rapidement, Enrico Macias va obtenir la gloire. Après une première partie sur scène lors d'un concert de Gilbert Bécaud, et un passage évènement dans la célèbre émission télévisée Cinq colonnes à la Une le 5 octobre 1962, le jeune pied-noir fait parler de lui. Son premier disque, Adieu mon pays, sort la même année et porte déjà la signature de toute son oeuvre.

1963-1964 est une période charnière dans la carrière du chanteur. Outre la naissance de sa fille Jocya, (un fils Jean-Claude suivra quelques temps après), il prend définitivement le nom de scène d'Enrico Macias et connaît un succès phénoménal avec des tubes tels que Enfants de tous pays, Les filles de mon pays ou La musique et moi.

Commencent aussi d'interminables tournées à travers le monde, faisant d'Enrico un artiste incontournable dans toute la francophonie. Ses voyages lui permettent d'exporter avec aisance sa philosophie fraternelle et son message de paix entre les peuples, sans jamais sombrer dans la politique.

Etonnamment, la musique de Macias semble universelle. De New York à Tokyo, en passant par Paris ou Moscou, ses concerts "méditerranéens" déplacent des milliers de personnes et ses disques se vendent par millions tout au long des années 60.

Représentant de la paix

Partagé entre chanteur de charme et chanteur à message, Macias traverse les années sans faillir. Bien au contraire, son personnage jovial et chaleureux est convié à toutes les manifestations de paix et de rassemblement entre les peuples, comme en cette année 1978 où il entame une tournée de réconciliation durant les accords égyptiens entre Sadate et Begin. De même, l'ONU le choisit comme représentant de la paix en 1980.

Boudé dans les années 80 par la jeune génération rock, il faut attendre le retour en force de la musique arabisante dans les années 90 pour qu'Enrico Macias retrouve le chemin des hit-parades. Sans jamais avoir cessé de chanter et d'enregistrer de nombreux albums, il est célébré en même temps que le sont en France les Khaled, Cheb Mami ou autres Faudel.

Malgré les violences politiques et religieuses que subit l'Algérie, Enrico ne désespère pas de chanter à nouveau dans son pays, et un public nombreux attend aussi cet évènement.

Côté musique, après avoir subi un premier rajeunissement en 2000 avec Enrico Experience, un album remixé façon électronique par son fils, le chanteur constantinois revient en force en 2003 avec Oranges amères, un album dans la tradition arabo-andalouse. A la manière d'un Lama, cet album sonne le retour d'un artiste sexagénaire que d'aucuns croyaient à tort oublié.

Après un essai au cinéma (La vérité si je mens 2) et une vie bien remplie, Enrico Macias continue, avec l'aide de son fils, de nous charmer de sa musique orientale. A plus de 65 ans, cet éternel jeune homme émeut, charme, enivre, et finit par séduire toutes les générations d'auditeurs. Un exemple remarquable de longévité et d'authenticité.

Chanson Enrico MACIAS :

Malheur à celui qui blesse un enfant

 

Refrain:
Qu'il soit un démon, qu'il soit noir ou blanc,
Il a le cour pur, il est toute innocence
Qu'il soit né d'amour, ou par accident,
Malheur à celui qui blesse un enfant.


Il n'a pas de père, et il n'a pas de mère,
C'est le plus frondeur de tout l'orphelinat
On cite en exemple son sale caractère
Et on le punit car on ne l'aime pas.

Refrain

Il vole au marché, un gâteau, une orange,
Et on le poursuit, il faut le rattraper
On donne l'alerte, on arrête un ange
Et pour se défendre il se met à pleurer.

Refrain

Il est émigré d'un pays de misère
Et dans une école il apprend à parler
Son accent fait rire, il ne peut rien faire
Sans qu'on lui reproche d'être un étranger.

Refrain 3x

Adieu, mon pays
J'ai quitté mon pays
J'ai quitté ma maison
Ma vie ma triste vie
Se traîne sans raison

J'ai quitté mon soleil
J'ai quitté ma mer bleue
Leurs souvenirs se réveillent
Bien après mon adieu

Soleil ! soleil de mon pays perdu
Des villes blanches que j'aimais
Des filles que j'ai jadis connues

J'ai quitté une amie
Je vois encore ses yeux
Ses yeux mouillés de pluie
De la pluie de l'adieu
Je revois son sourire
Si près de mon visage
Il faisait resplendir
Les soirs de mon village

Mais, du bord du bateau
Qui m'éloignait du quai
Une chaîne dans l'eau
A claqué comme un fouet

J'ai longtemps regardé
Ses yeux bleus qui fuyaient aient aient
La mer les a noyés dans le flot
Du regret et et et et

 Deux femmes à Dublin
 

Deux femmes
Ont déposé les armes
Le ciel est bleu ce matin
Sur Dublin
Et dans la foule on les regarde
Sans rien se dire les gens se prennent par la main

Deux femmes aujourd'hui
Ont jeté sur la terre
La plus belle prière
Que l'on n'attendait pas
Deux femmes aujoud'hui
Ont donné pour mémoire
Le seul titre de gloire
De ces tristes combats

Un geste d'amour
Qui semble dire aux hommes
Allez donc un jour
Vous expliquer à Rome

Deux femmes aujourd'hui
Ont bouleversé mon coeur
Dans ce monde en fureur
Dont j'ai peur quelquefois
Deux femmes lassées par la violence
Desespérées d'enfanter des soldats
Ont fait un pas vers l'espérance
Et bien des hommes les ont aimé ce matin-là

Deux femmes aujourd'hui
Ont jeté sur la terre
La plus belle prière
Que l'on n'attendait pas
Deux femmes aujoud'hui
Ont donné pour mémoire
Le seul titre de gloire
De ce s tristes combats

Un geste d'amour
Qui semble dire aux hommes
Allez donc un jour
Vous expliquer à Rome

Deux femmes aujourd'hui
Ont jeté sur la terre
La plus belle prière
Que l'on n'attendait pas

Générosité
Pour l'aveugle qui voit
Pour le mendiant qui doit
Des trésors à ceux qui l'ont aimé
Pour le païen qui croit
Pour ce Bon Dieu en croix
Que tout le monde finit par oublier
Je dis qu'il n'y a qu'une façon
De les rassembler

Pour l'oiseau en hiver
Pour l'enfant du désert
Que la pluie ne viendra pas sauver
Pour celui qui se bat
Pour celui qu'on abat
Au nom d'une étrange liberté
Je dis qu'il n'y a qu'une façon
De nous révolter
Refrain:
Générosité pour les hommes
De bonne volonté
Générosité qui pardonne
Aux amours blessés
Pour tous ceux qui pleurent sur la terre
Les déshérités
Générosité quand on a tout donné

Pour les enfants du monde
Pour ceux de notre monde
La guerre des étoiles va commencer
Déclaration de paix
Déclaration d'amour
Combien de temps faudra-t-il prier
Je dis qu'il n'y a qu'une façon
De nous rassurer

Refrain


Enfants de tous pays

Refrain:
Enfants de tous pays, tendez vos mains meurtries
Semez l'amour et puis donnez la vie
Enfants de tous pays et de toutes couleurs
Vous avez dans le cour notre bonheur

 C'est dans vos mains que demain notre terre
Sera confiée pour sortir de notre nuit
Et notre espoir de revoir la lumière
Est dans vos yeux qui s'éveillent à la vie
Séchez vos larmes, jetez vos armes
Faites du monde un paradis

Refrain
 Il faut penser au passé de nos pères
Et aux promesses qu'ils n'ont jamais tenues
La vérité c'est d'aimer sans frontières
Et de donner chaque jour un peu plus
Car la sagesse, et la richesse
N'ont qu'une adresse : le paradis

Refrain

 Et puis le jour où l'amour sur la terre
Deviendra roi, vous pourrez vous reposez
Lorsque la joie couvrira nos prières
Vous aurez droit à votre éternité
Et tous les rires de votre empire
Feront du monde un paradis

Ouvre-moi la porte

Refrain:
Ouvre-moi la porte toi qui as la clef
De la grande école du monde
Ce n'est pas facile de te faire entrer
Mais je vais quand même essayer.

Tu devras d'abord choisir un bon métier
Et le faire avec passion
Vivre avec les gens, apprendre à les aimer
Sans te faire trop d'illusions
Protéger la vie de l'arbre et du ruisseau
Te faire des amis parmi les animaux
Vivre dans l'espoir et chanter quand il pleut
Alors tu seras heureux.

Refrain
Tu seras soldat non pas pour faire la guerre
Du moins j'ose l'espérer
Quand tu t'en iras, je suis sûr que ta mère
Se cachera pour pleurer
Tu découvriras qu'il y a sur la terre
Deux hommes sur trois qui sont dans la misère
Libre de partir, tu verras mon petit
Que rien ne vaut ton pays.

Refrain

 A tous les instants il te faudra choisir
Entre le bien et le mal
Tu auras souvent l'occasion de souffrir
Et d'oublier c'est normal
Alors c'est l'amour que tu rencontreras
Ce sont des beaux jours tu sais que ces jours-là
Et puis un enfant qui te fera vieillir
Tendrement viendra te dire.

 Florent Pagny
Savoir aimer

Savoir sourire,
A une inconnue qui passe
N'en garder aucune trace,
Sinon celle du plaisir
Savoir aimer
Sans rien attendre en retour,
Ni égard, ni grand amour,
Pas même l'espoir d'être aimé,


Refrain :
Mais savoir donner,
Donner sans reprendre,
Ne rien faire qu'apprendre
Apprendre à aimer,
Aimer sans attendre,
Aimer à tout prendre,
Apprendre à sourire,
Rien que pour le geste,
Sans vouloir le reste,
Et apprendre à vivre
Et s'en aller

Savoir attendre,
Goûter à ce plein bonheur
Qu'on vous donne comme par erreur,
Tant on ne l'attendait plus,

Se voir y croire
Pour tromper la peur du vide
Ancrée comme autant de rides
Qui ternissent les miroirs

Refrain

Savoir souffrir
En silence, sans murmure,
Ni défense, ni armure
Souffrir à vouloir mourir
Et se relever
Comme on renaît de ses cendres,
Avec tant d'amour à revendre
Qu'on tire un trait sur le passé.

Refrain


Apprendre à rêver,
A rêver pour deux,
Rien qu'en fermant les yeux,
Et savoir donner
Donner sans rature
Ni demi-mesure,
Apprendre à rester.
Vouloir jusqu'au bout
Rester malgré tout,
Apprendre à aimer,
Et s'en aller...
Et s'en aller...

Lââm
Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux

 Refrain :
Je veux chanter pour ceux
Qui sont loin de chez eux
Et qui ont dans leurs yeux
Quelque chose qui fait mal qui fait mal
Je veux chanter pour ceux
Qu'on oublie peu à peu
Et qui gardent au fond d'eux
Quelque chose qui fait mal qui fait mal

Celui-là passe toute la nuit à regarder les étoiles
En pensant qu'au bout du monde
Y'a quelqu'un qui pense à lui
Et cette petite fille qui joue
Qui ne veut plus jamais sourire
Et qui voit son père partout
Qui s'est construit un empire
Où qu'ils aillent ils sont tristes à la fête
Où qu'ils aillent ils sont seuls dans leur tête

Refrain
 
Qui a volé leur histoire
Qui a volé leur mémoire
Qui a piétiné leur vie
Comme on marche sur un miroir
Celui-là voudra des bombes
Celui-là comptera les jours
En alignant des bâtons
Comme les barreaux d'une prison
Où qu'ils aillent ils sont tristes à la fête
Où qu'ils aillent ils sont seuls dans leur tête

Je veux chanter pour ceux
Qui sont loin de chez eux
Et qui ont dans leurs yeux
Quelque chose qui fait mal qui fait mal
Je veux chanter pour ceux
Je veux chanter pour ceux
Je veux chanter, chanter
Je veux chanter pour ceux
Quand je pense à eux
Quand je pense à eux ça fait

Michael Jackson
USA for Africa: We Are The World

There comes a time when we heed a certain call
When the world must come together as one
There are people dying
And its time to lend a hand to life
There greatest gift of all

We can't go on pretending day by day
That someone, somewhere will soon make a change
We are all a part of Gods great big family
And the truth, you know,
Love is all we need

Refrain:

We are the world, we are the children
We are the ones who make a brighter day
So lets start giving
There is a choice we're making
We're saving out own lives
It's true we'll make a better day
Just you and me

Send them your heart so they'll know that someone cares
And their lives will be stronger and free
As God has shown us by turning stones to brend
So we all must lend a helping hand

Refrain

When you're down and out, there seems no hope at all
But if you just believe there is no way we can fall
Let us realize that a change can only come
When we stand together as one

Refrain (x9)

 Renaud & Axelle Red
Manhattan-Kaboul
Petit Portoricain
Bien intégré quasiment New-Yorkais
Dans mon building tout de verre et d'acier
Je prends mon job, un rail de coke, un café

Petite fille Afghane
De l'autre côté de la terre
Jamais entendu parler de Manhattan
Mon quotidien c'est la misère et la guerre

Refrain :
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant
Pulvérisés sur l'autel
De la violence éternelle

Un 747
S'est explosé dans mes fenêtres
Mon ciel si bleu est devenu orage
Lorsque les bombes ont rasé mon village
Refrain

So long ! Adieu mon rêve américain
Moi plus jamais esclave des chiens
Ils t'imposaient l'Islam des tyrans
Ceux-là ont-ils jamais lu le Coran ?

Suis redev'nu poussière
Je s'rai pas maître de l'univers
Ce pays que j'aimais tell'ment serait-il
Finalement colosse aux pieds d'argile ?

Les dieux, les religions
Les guerres de civilisation
Les armes, les drapeaux, les patries, les nations
F'ront toujours de nous de la chair à canon

Refrain (x2)

Willy Denzey & Kader Riwan
L'orphelin

Le coeur vidé par la souffrance des siens
Cet enfant reste là face au destin
Spectateur d'un monde où règne le silence
Sa peine sera de perdre son innocence

Esclave d'une vie qu'il n'a pu choisir
Enchaîné par la peur et de mourir
Mais comment pouvez-vous fermer les yeux
Croire que tout ira mieux

Si personne ne fait rien, non, non...

Refrain (x2) :
Si personne ne fait rien
Coupables nous serons de ces orphelins
Voulez-vous vraiment que tout s'arrête ?
Si ça continue votre tour viendra peut-être...

Sorrek ounta saberr hayatek machi sahhla
Fate alik lemrar kaberr fi l'misiria
Ya litim la dar la walidine
Kerchek dima khawia tchouf rir bi aïnik
Mata tkelem, mat dgoul ana
Baki fi ta li dima te stana
Wa chhal fat alik liyam ya khouya
Baki galbek hahnin kater fi hade denia
Refrain

Ma ktoubch chi mara ti khalik tsoufri
Mes frères, gardons l'espoir et la force d'y croire
Ma ktoubch chi mara ti khalik tsoufri
Pour la paix dans le monde l'amour que l'on sème

Ouvrir les yeux, ouvrir les yeux...
Ooh yeah

Refrain (x2)

Surement... ouais
Raï'n'b fever, ok !
Artop, Willy Denzey, Kader Riwan
Pour la paix dans le monde
Willy Denzey... pour la paix dans le monde
Kore et Skalp, ok !
Pour la paix dans le monde
Pour la paix dans le monde
Ohou

Star Académy 2
Quand on est ensemble

y a tant de gens qui ressemblent à leur ombre
Il y a tant de gens qui s'habillent en sombre
Pour se fondre dans le plus grand nombre
Il y a tant de gens qui ont la haine au coeur
Qui veulent détruire ce qu'on a de meilleur
en nous Et qui ont peur de tout
Qu'on nous accuse de bons sentiments, on s'en fout
On est toujours vivant, toujours debout
Qu'on nous accuse, qu'on nous accuse de tout

Quand on est ensemble
Quand on est ensemble
On se sert si fort, que nos mains tremblent
Quand on est ensemble
Quand on est ensemble
Y a de l'amour, oh ! y a de l'amour, Y a de l'amour, Y a de l'amour
Il y a tant de gens qui vivent comme des morts-vivants
Qui marchent droit, qui sont indifférents à tout
A cette musique en nous
Il y a tant de gens qui ont la rage en eux
Qui veulent détruire ce qu'ils ont de précieux
Dans leurs yeux
Tout ce qu'ils ont de mieux
Qu'on nous accuse de marcher devant
On s'en fout
On est toujours vivant
Toujours debout
Qu'on nous accuse, qu'on nous accuse de tout

Quand on est ensemble
Quand on est ensemble
On se sert si fort, que nos mains tremblent
Quand on est ensemble
Quand on est ensemble
Y a de l'amour, oh ! y a de l'amour...