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Comme tout le monde a dû le remarquer, une de tes
grandes passions était la photo. En effet, tu
aimais garder des souvenirs de tes amis, de tes
coéquipiers, et de ta famille aussi, tout comme tu
aimais qu'on te prenne en photo avec eux ou même
tout seul; ce qui devient pour nous maintenant,
autant de souvenirs de toi.
Tu étais toujours disponible pour tes proches et tes
amis que tu aimais rencontrer pour bavarder un peu,
pour demander de leurs nouvelles et voir ainsi si tu
peux leur "être utile".
Tu lisais aussi, les journaux et les revues
sportif(ve)s, notamment, pour être au courant de tout ce qui
était nouveau et d'où tu découpais parfois des
articles, ou des photos que tu gardais dans tes
affaires. Tu t'intéressais et t'initiais à l'outil
informatique, tout comme tu t'es mis à améliorer ton
anglais afin de pouvoir t'ouvrir, un peu plus, sur
le monde.
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| J'ai
trouvé, dans tes affaires,
cette collection
de photos des
années 80 et par respect et égard envers
tout ce que tu aimais, j'ai pensé les
mettre dans ton site pour rendre
hommage à tous ces joueurs qui ont
tellement donné au Football National et
pour faire plaisir aux nostalgiques de
cette époque. Aussi, je leur dis, que
s'ils veulent bien me faire parvenir les
noms; je me ferai un "devoir" de les
mentionner. |
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Il manque quelques équipes, comme le MPA (MCA),
la JET (JSK), l'USKA (USMA), l'EPS (ESS)...etc.
de la même période, que je pourrais rajouter,
éventuellement, si je les recevais.
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Tout petit déjà, tu aimais et tu
admirais Pelé,
c'était
ta première idole. Il était
effectivement un Géant du Football.
De toutes les photos et
coupures de presse, que tu as gardé de lui,
j'en ai choisi quelques un(e)s pour
rappeler ses formidables exploits.
J'en rajouterai d'autres plus tard. |
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A gauche:
C'est photo dédicacée de
Moussa Saïb, l'ex vedette de la
JSK, puis de Auxères que tu aimais
bien et qui est le cousin de ton
ami Amine Saïb.
A droite:
C'est Roberto Baggio, le
talentueux joueur Italien
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L'article de droite, c'est
moi qui l'ai pris, il y a
quelques temps, du journal
"Le Buteur" pour montrer
que Zizou aimait son
Pays d'origine l'Algérie.
J'en ai d'autres que je
mettrai, là, dès que
possible, si Dieu veut. J'ai
aussi des choses à dire à
son sujet; de bonnes choses,
rien que de bonnes choses
!!!!!...
Zizou est originaire, du
village Aguemoune dans
la commune de Boukhelifa
qui n'est pas bien loin
de notre patelin (dans
la daïra de Seddouk) comme
on peut le voir sur la
page: "Enfance et
scolarité". Dans
cette rubrique, il y a
cette carte postale
qui
représente la Wilaya
de Bejaïa, en Petite
Kabylie. Il faut juste
cliquer dessus pour
l'agrandir.
J'aime beaucoup Zizou
pour lui même et aussi
parce qu'il te ressemble
beaucoup. Toi aussi tu
l'aimais et tu
l'admirais.
Quand il était junior, il a
voulu jouer pour l'Algérie
mais on a "trouvé" qu'il
était lent,...Zizou lent, tu
te rends compte???
Franchement sur ce coup ci
encore, "les notres" n'ont
pas assuré, il ont été
,...
Mais en toute sincérité, je
pense vraiment qu'il lui ont
rendu un immense service,
car s'il avait été retenu,
il n'aurait jamais été "le
Zineddine Zidane" que nous
connaissons et que nous
aimons, que le monde entier
connaît et reconnaît; mais
il aurait plutôt été enterré
vivant comme beaucoup de ses
frères,
malheureusement pour
eux!!!...Il aurait été
oublié au fin fond de
"quelque chose",...
... |
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Salam :-),
Juste un petit coup de coeur pour
marquer l'événement...et
encore..."le destin a ses
raisons..."
[[ CHRONIQUE de Maâmar FARAH
Quotidien: Le Soir d'ALGERIE le
jeudi 13 juillet 2006
[""Zidane, notre frère."
Imaginons. Imaginons un seul instant
qu'au lieu de se retourner vers
Materazzi et de répondre à sa
provocation raciste, Zidane ait
poursuivi sa galopade pour épauler
ses copains en défense. Imaginons
que le temps ait suspendu son vol
quelques instants pour se figer et
changer ces moments où l'absurde
remonte à la surface, où la vue et
l'esprit se brouillent et où les
gladiateurs peuvent se transformer
en bêtes sauvages. Dans ces minutes
de trop qui mènent inéluctablement
les deux équipes vers une éprouvante
séance de tirs au but, le physique
est à bout et les nerfs sont à fleur
de peau. Une étincelle peut mettre
le feu aux poudres. D'un mot de
trop, d'un geste déplacé, peut
jaillir un volcan.
Mais imaginons que tout cela ne soit
pas arrivé ! Imaginons que Zidane
ait poursuivi sa course et qu'il ait
repris le ballon pour donner des
ailes à sa créativité légendaire et
remonter le terrain avec sa
tranquille assurance. Le voilà tout
près des dix-huit mètres, prêt à
tirer, mais son geste est destiné à
tromper la défense. Il ne tire pas.
Il livre une balle limpide qui porte
l'empreinte de sa grande générosité.
Ses passes lumineuses, si pures et
si précises, n'ont besoin que d'un
tout petit effort, d'un dernier
couronnement pour aller secouer les
filets de l'adversaire. Lui, n'a
plus besoin d'être l'opportuniste
attaquant attendant d'être servi
pour se servir. Il est entré dans le
petit cercle des rares magiciens
suprêmes drapés du numéro 10. Mais,
à ce poste qui a vu se succéder des
joueurs de légende, Zidane a apporté
un plus que lui reconnaissent tous
les spécialistes de la balle ronde.
C'est l'art à l'état pur. C'est la
perfection et l'on se demande
aujourd'hui si un autre footballeur
pourra égaler ou se rapprocher de
ses exploits !
Imaginons que sa grande silhouette
n'ait pas quitté, tête courbée et
les larmes aux yeux, un stade de
Berlin écrasé par l'Histoire et qui
résonne encore des cris racistes de
la foule aryenne à la xénophobie
fouettée par Hitler, imaginons qu'il
soit resté encore quelques minutes
sur ce terrain mythique qui a vu
l'exploit historique de Jesse Owens
et qu'au lieu de sortir la face
baissée, il ait réussi à tuer le
match par un coup de chapeau
éblouissant ou un coup-franc
imaginatif.
Imaginons que la chance ait encore
souri à Zidane pour le dernier acte
de sa dernière représentation.
Imaginons qu'avant de quitter la
scène définitivement, une deuxième
étoile, la plus belle de toutes, lui
ait été décernée. La France aurait
passé sa plus belle nuit et du plus
petit hameau d'Auvergne à la plus
somptueuse des avenues du monde, le
peuple aurait allumé les feux d'une
fête grandiose, transcendant les
différences sociales et raciales
pour former une seule tribu, unie
par l'amour des Bleus.
Mais l'artiste, dans un dernier
geste aux relents suicidaires, a
peut-être voulu rappeler à tous
qu'il reste un homme, et rien qu'un
homme ; tout autre statut n'étant
pas à la mesure de ses pulsions
profondes, de son amour entier, de
son intégrité, de ses coups de
colère aussi, de ses coups de gueule
et. de tête ! Que ferait-il d'un
comportement "positif" hypocrite qui
étouffe la vraie dimension de
l'homme pour le transformer en image
dorée offerte en exemple aux
"jeunes" ? Les stars
hollywoodiennes, adulées par les
foules, se cachent pour aimer, haïr,
tromper, pleurer. Ou pour se livrer
à la perversion, l'alcoolisme et
même la pédophilie ! Lui, n'a pas la
prétention d'être un demi-dieu pour
cacher ses vices ! Humain jusqu'au
bout, il n'a pas réfléchi un seul
instant aux conséquences de son
geste malheureux. Alors que d'autres
frappent à l'abri des caméras,
donnent des coups bas à l'insu de
l'arbitre, lui a choisi les yeux de
milliards d'hommes, scotchés à leurs
écrans, pour commettre
l'irréparable, comme pour leur dire
: "Je suis un homme, et rien d'autre
! Prenez-moi avec mes forces et mes
faiblesses."
L'enfant timide des quartiers
populaires de Marseille, propulsé
aux sommets de la gloire à la force
du jarret, n'a pas besoin d'un
statut qui, quelle que soit sa
hauteur, le déshabille de son
humanité pour lui faire endosser la
tenue des comédiens, si habiles à
jouer le rôle des autres, si forts
dans la maîtrise des sentiments qui
ne leur appartiennent pas. Zidane ne
ment pas, ne trompe pas et parce
qu'il est authentique, les Français,
s'identifiant définitivement à lui,
lui ont pardonné, prouvant par là
que s'ils adoptent souvent le star
system et qu'ils restent fidèles à
leurs étoiles, ils savent être
encore plus proches de ceux qui ne
trichent pas !
Dans ce dernier acte, écrit pour se
terminer en apothéose, l'artiste
attendu pour une ultime
consécration, a préféré sortir du
texte pour imposer sa propre
composition et se choisir une fin
qui n'est peut-être pas belle, mais
qui porte son empreinte propre !
Qu'aurait-il fait d'une sortie
normalisée, jouée sous les flonflons
habituels et les feux d'artifice sur
fond de "We are the champions" ?
C'est d'une telle banalité ! Tout le
monde a connu ça ! Zidane s'est
taillé un départ sur mesure, devant
un milliard de spectateurs, dans un
cadrage que des caméras impudiques
ont voulu le plus dramatique
possible. Mais, au fur et à mesure
que son image disparaissait, il
pénétrait par effraction dans le
cour des hommes, de ceux qui n'ont
que le foot pour rêver et. le foot
pour pleurer, loin des magouilles et
des scandales en série qui secouent
les empires médiatiques et
financiers bâtis autour du ballon
rond !
Zidane, un homme parmi les siens,
revient à la vie dans des conditions
difficiles mais il sait qu'il peut
compter sur les siens, ses
véritables admirateurs, ses fans du
monde entier et ses frères d'Algérie
! Les Français, en lui pardonnant,
prouvent, par cette attitude
honorable, qu'ils sont plus forts
que le racisme ordinaire. On ne peut
effacer comme ça deux décennies de
générosité et d'abnégation au
service du maillot tricolore. Il ne
reste que quelques racistes
impénitents, quelques xénophobes
cherchant à semer leur discours
haineux dans n'importe quelle terre
fertile; il ne reste que ces
attardés mentaux pour aller à
contre-courant de la marée bleue qui
honore de fort belle manière la
France multicolore.
Et chez nous ? Que dire de ce
formidable impact qu'aura laissé
Zidane dans le cour des Algériens,
après un Mondial alléchant !
Curieusement, et par ce geste surgi
des fins fonds de ses tripes de
Kabyle défendant son honneur
agressé, Zidane aura été algérien
jusqu'au bout des ongles ! Nous
avons pardonné ! Nous pardonnons et
nous avions déjà choisi, bien avant,
il y a longtemps, lorsque des
imbéciles heureux avaient fermé les
portes de la sélection nationale à
ce génie du football - peut-être
aussi qu'ils lui ont rendu service -
; nous avions choisi d'être de
simples admirateurs de ce talent
prodigieux applaudi aux quatre coins
du monde ! Et pourquoi pas nous ? Ne
sommes-nous pas plus proches de
Zidane que ces Brésiliens qui lui
vouent un culte pour le moins
surprenant au pays de Pelé et de
Ronaldo ?
Aujourd'hui plus qu'hier, nous
revendiquons Zidane. Nous
revendiquons l'homme avant le
footballeur et même si nous lui en
voulons un peu d'avoir fait le tour
du monde sans mettre les pieds sur
la terre de ses aïeuls, nous ne
pouvons oublier tout ce qu'il a fait
pour les enfants malades, pour les
handicapés, pour les sinistrés et, à
ses éternels détracteurs, rappelons
un événement tout récent : le
montant de son dernier clip pour "Nedjma",
il l'a réservé à une ouvre
caritative en Algérie !
Au fond, peu importe ! La vie n'est
pas tracée comme une ligne droite et
la destinée de chacun de nous recèle
ses coins d'ombre, ses sinuosités et
ses soubresauts que l'on ne saurait
prévoir ! Aujourd'hui que le foot
est un souvenir et que l'homme
quitte la capsule qui l'a ramené des
espaces lointains de la légende
étoilée, qu'il sache, notre grand
Zidane, qu'il habite éternellement
là où aucune politique, aucune
frontière, aucune barrière aussi
infranchissable soit-elle ne pourra
le déloger : dans nos cours
d'Algériens sevrés de réussites
sportives de haut niveau depuis
longtemps, privés de représentations
internationales par la mafia du
foot, réduits à mendier des rôles de
supporters d'autrui !
Dans nos cours d'Algériens, ta place
ne sera pas prise. Tu as joué pour
un autre pays et certains se
souviendront qu'il fut l'ancienne
puissance coloniale, mais la
majorité a oublié le passé pour
vivre le présent et savourer les
moments magiques que nous avons
vécus dans une parfaite communion
avec tous les autres peuples
amoureux du bon football ! Merci
Zidane et si jamais tu te sens à
l'étroit dans ce vaste monde
versatile, si tes coups de gueule et
tes coups de tête dérangent tant,
viens parmi les tiens, à Aguemoun et
n'importe où dans le vaste pays de
tes ancêtres pour comprendre
définitivement ce qui bout en toi.
Tu as besoin de ces montagnes et de
leur âme indomptable pour saisir
enfin ce qui te pousse à te révolter
contre l'injustice et à quitter, de
temps à autre, les sentiers battus
de la "civilisation" pour hurler ta
colère contre le mensonge et
l'arbitraire ! Ainsi sont faits les
vrais Zidane ! Ici, dans le pays de
ta mère et de ton père, tu sauras
enfin pourquoi, malgré les drames
successifs et le sang qui ne
s'arrête pas de couler, nous
continuons à nous appeler frères et
sours. Et c'est avec fierté que nous
le disons aujourd'hui : "Tu es l'un
des nôtres !"]
M. F.]]
Salut... |
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